Le maintien, comme à l'entraînement

Fédération française de tennis

Les doigts dans le nez. Depuis les forfaits de Garbine Muguruza et Carla Suarez Navarro, la défaite de l’équipe de France contre l’Espagne semblait inenvisageable, avec la présence d’une solide Kristina Mladenovic en n°1. Et malgré les forts remous qui accompagnent leur vie depuis quelques semaines, avec notamment la défection très commentée de Caroline Garcia, les Bleues ont atomisé leurs opposantes 3-0, se maintenant ainsi parmi le groupe mondial de Fed Cup. "Kiki" a largement fait sa part du travail, en ne laissant que trois petits jeux en deux matches à ses adversaires.

Déjà victorieuse 6-1, 6-0 de Silvia Soler-Espinosa samedi, la 19e joueuse mondiale a encore explosé Sara Sorribes Tormo, 6-1, 6-1. Avec l’autre victoire de Pauline Parmentier devant cette même Sorribes Tormo (6-4, 6-2), le compte est plus que bon. Pourtant, Kristina Mladenovic avait perdu son seul affrontement jusqu’alors avec l’Espagnole, en 2016 sur dur à Séoul (1-6, 6-2, 6-4). Ce n’était donc pas gagné d’avance, surtout sur terre. Mais entre la 19e et la 84e joueuse mondiale, il y avait trois mondes d’écart à Roanne.

Y. Noah: "Elle était tellement au-dessus"

"Elle était tellement au-dessus, s’extasie le capitaine Yannick Noah sur beIN SPORTS. Elle joue vraiment bien. On se concentre vraiment sur celles qui sont là, elles prouvent qu’elles sont motivées et pas seulement par des mots, mais par leur engagement et la qualité de leurs matches." Le président Bernard Giudicelli salue aussi "Kiki" la "bosseuse, parfois jusqu’à la nausée""Je voulais montrer à l’adversaire qu’on est à la maison, qu’on fait zéro cadeau. Ce sont des moments fabuleux qu’on garde toute une vie, l’ambiance est dingue. On va calmement se projeter sur l’année prochaine pour une nouvelle belle campagne."

Par avance, on l’espère moins tumultueuse que cette saison 2017, qui s’achève donc dès le mois d’avril pour les Bleues avec ce maintien dans l’élite. Pour celles qui restent vice-championnes du monde en titre - encore pour huit mois - l’ascenseur a été violent, passant de cette défaite dingue en finale contre la République tchèque, il y a moins de cinq mois à Strasbourg, à la défaite en huitièmes face à la Suisse et tous les désagréments qu’on connaît. Il sera possible de repartir d’une page blanche, avec ou sans Caroline Garcia.