L'Irlande sur le toit de l'Europe

Reuters

C'est sans la moindre contestation possible que l'Irlande décroche ce samedi, à Twickenham, dans le temple du rugby anglais s'il vous plaît, le 3e Grand Chelem de son histoire après 1948 et 2009. 

Magistrale démonstration que celle réussie par les joueurs de Joe Schmidt qui, en ce jour de Saint-Patrick pour ne rien gâcher, viennent infliger à l'Angleterre, double tenante du titre, une 3e défaite de rang (15-24), qui vient sceller cette campagne sans fausse note des hommes en vert. Sauvée donc, l'histoire le retiendra, par un drop assassin de leur superbe maître à jouer, Jonathan Sexton, face à la France en ouverture (15-13). Les succès en suivant seront plus évidents face à l'Italie (56-19), le pays de Galles (37-27) et l'Ecosse (28-8). 

Aucun suspense

Jusqu'à ce final d'une maîtrise parfaite face à l'Albion. De suspense, il n'y aura pas dans le jardin du XV de la Rose, où d'entrée Garry Ringrose (6e), puis CJ Stander (24e) et enfin Jacob Stockdale (40e), nouveau recordman des essais inscrits en une seule édition des 6 Nations, prenaient le score, sans souffrir du carton jaune de Peter O'Mahony (28e), pour creuser un écart déjà rédhibitoire à la pause (5-21), malgré la réponse d'Elliot Daly (32e). Le doublé de l'ailier anglais (65e), comme la réalisation de Jonny May à la dernière minute et sous la neige (80e), resteront anecdotiques. Sous l'oeil noir d'Eddie Jones, qui aura bien du mal cette fois à minimiser ce nouvel échec, à domicile qui plus est.

L'Irlande, après ses titres de 2014 et 2015, est de retour au sommet du rugby européen et prend date à un peu plus d'un an du Mondial au Japon.