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Qu'a dit Bernard Laporte aux joueurs du XV de France ?

Les Bleus ont concédé samedi une deuxième cuisante défaite consécutive face aux Springboks. Pourtant le président de la FFR, Bernard Laporte, les avait secoués en amont...

"Un échange fort avec les joueurs du XV ce matin. Ça se passe sur le terrain à 17h." Samedi avant le deuxième test-match des Bleus face aux Springboks, huit jours après une première déculottée (37-14), Bernard Laporte, président de la fédération de son état, montait au créneau sur Twitter pour claironner ses espoirs de rebond. En vain. Quelques heures plus tard, le XV de France subissait de nouveau l’implacable loi des Sud-Africains, balayé 37-15. "Une classe d'écart entre les deux sélections ? Cela fait deux fois qu'on prend 37 points, je ne peux que confirmer ce que vous dites à l'heure actuelle", soufflait dépité Guy Novès devant la presse à l’issue de la rencontre.

Forcément interrogés sur la sortie du patron de la FFR à leur encontre, les joueurs, eux, ont d’abord invoqué le secret professionnel pour éluder la question. A l’image du capitaine Guilhem Guirado, à chaud: "Ce qui s’est dit reste en interne, mais il n'y a pas eu de révolution… Ils (les dirigeants de la fédération, ndlr) sont au-dessus de nous, ils sont en droit de parler, et c'est tout à leur honneur. S'ils veulent dire ce qu'ils ont dit, qu’ils le fassent, il n'y a pas de souci, mais personnellement je garderai ça secret pour protéger le groupe !"

"A nous, joueurs, d’avoir de la gueule"

"Un discours de président, rien de plus rien de moins", estime au final le talonneur toulonnais, quand l’entraîneur-adjoint Jeff Dubois précise que Bernard Laporte a demandé l’aval de Guy Novès avant de s’adresser à ses joueurs, "pour leur rappeler leur devoir envers l’équipe de France". Sur cette fameuse entrevue, c’est encore le pilier Jefferson Poirot qui en dit le plus, sans langue de bois aucune en zone mixte: "Il nous a dit que sur le premier test, nous étions passés complètement à côté au niveau de l’engagement. Que l’on ne pouvait pas se permettre ça. Qu’avec l’équipe de France, il fallait être à 200%. Ce sont surtout des choses que l’on savait déjà, très honnêtement…"

Pas question en revanche d’assimiler cette mise au point à de l’ingérence, ou d’en vouloir à celui qui deux jours plus tôt les piquait au vif dans les colonnes de L’Equipe, en leur collant l’étiquette potentielle de "génération qui ne gagne rien" et même de "plus mauvaise équipe de France qui ait jamais existé". "Bien sûr que ça me vexe ce que le président a dit. J'ai envie de le contredire. J'écoute le patron du navire, Guy Novès, mais aussi le grand patron, le président de la FFR", lance Gäel Fickou. "Il a raison de dire ça, juge pour sa part Jefferson Poirot. On a un staff qui a de la gueule, une présidence qui a de la gueule. A nous maintenant, les joueurs, d'avoir de la gueule !" Samedi après la défaite – une fois n’est pas coutume - Bernard Laporte a choisi de faire profil bas…


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