Reuters

Ces Bleus ont tout donné

Le XV de France-bis est tombé les armes à la main face aux doublures néo-zélandaises (23-28), mardi soir à Lyon.

On espère que Bernard Laporte depuis son palace londonien aura trouvé le temps d’apprécier bien au chaud le spectacle de cette vraie fausse « revanche » entre une équipe de France-bis et les doublures des All Blacks. Loin de Lyon et d’un Groupama Stadium à guichets fermés, où près de 60.000 amoureux de l’équipe de France (58.607 spectateurs, nouveau record d’affluence) – puisqu’il en reste… - avaient bravé le froid, pourtant pris pour des « gogos » auxquels on avait vendu un choc, un vrai, le patron du rugby français aura peut-être trouvé le moyen de faire une pause. Dans cette dernière ligne droite d’un intense lobbying pour convaincre les membres du comité exécutif de World Rugby de voter mercredi pour l'attribution de l'organisation de la Coupe du monde à France 2023.

En attendant le verdict, Laporte n’aura pas eu encore à rougir auprès de ses homologues. Ce n’était peut-être que les seconds couteaux all blacks, mais au moins les coéquipiers de Yoann Maestri, à la différence du XV de France, transparent quarante minutes durant trois jours plus tôt au Stade de France, ont su mouiller le maillot et démontrer toute leur implication dès le coup d’envoi. Tout ce qui avait manqué à Guilhem Guirado et ses partenaires.

Lacroix, et la manière

Rien de transcendant, mais au moins cette sélection français bâtie à la va-vite va savoir s’accrocher, pourtant pas épargnée par le K.-O. et la sortie prématurée de Marco Tauleigne (14e), l’un des bizuths les plus attendus par Guy Novès et son staff. Et répondre du tac au tac aux essais très cliniques en bout de ligne des Blacks Liam Squire (12e) et Matt Duffie (24e) par Gabriel Lacroix, l’ailier du Stade Rochelais, autre néo-international du jour par deux fois bien placé et à l’affût pour concrétiser la belle passe sur un pas et au contact de François Trinh-Duc (17e) puis filer après interception sur 60 mètres dans l’en-but (28e).

Ajoutez une pénalité de Trinh-Duc (31e), et voilà comment ces Bleus sans cape (*), mais avec du cœur à revendre mènent à la pause (15-14). Sauf qu’à évaluer en direct les profondeurs du réservoir français et du vivier néo-zélandais, le constat, tout sauf vraiment surprenant, fait mal. Maestri et les siens ont une mi-temps dans les jambes, pas deux quand les Blacks déroulent avec deux nouveaux essais de Patrick Tuipulotu (52e) et Ngani Laumape (56e).

Pourtant, l’infériorité numérique des Néo-Zélandais, réduits à quatorze suite au carton jaune de Jack Goodhue pour un plaquage sans ballon sur Henry Chavancy (69e), va permettre, dans le sillage du Parisien Sekou Macalou très en jambes, au Racingman de ramener son équipe à un essai transformé des visiteurs (23-28, 73e). En vain. Ces Bleus plein de cœur n’ont pas grand-chose à se reprocher, au regard de leur préparation express, mais c’est bien une treizième défaite en vingt matches qui vient sanctionner l’ère Novès, avant les retrrouvailles avec les Springboks samedi, au Stade de France (20h45).     

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(*) World Rugby n’ayant pas reconnu le statut de test-match à la rencontre, aucune sélection ne sera octroyée au joueurs impliqués dans la rencontre.


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