Nadal a bien dormi

L’histoire ne retiendra donc qu’une péripétie. Le jour où Robin Söderling est revenu expliquer, à Roland-Garros, son inoubliable victoire contre Rafael Nadal en 2009, Diego Schwartzman aurait pu devenir le digne successeur du Suédois. Le deuxième à faire tomber l’Espagnol contre toute attente dans son royaume (Novak Djokovic, en 2015, avait les faveurs des pronostics). Il n’en sera rien, puisque le n°1 mondial a bel et bien tiré un excellent parti des deux interruptions de mercredi. Arrêté à 6-4, 3-2 pour Schwartzman, puis à 6-4, 3-5 un quart d’heure plus tard, "Rafa" l’emporte finalement 4-6, 6-2, 6-3, 6-2.

Trois jeux pour recommencer mercredi soir, à la première reprise, trois autres pour se lancer jeudi midi. Et la messe était dite pour Schwartzman, qui peut maudire les cieux. Qui sait, si le match avait continué normalement à 3-2 en sa faveur au deuxième set, et alors que Rafael Nadal avait le poignet qui sifflait… La veille, le rétablissement semblait déjà spectaculaire en une heure. Après une nuit de repos, on a carrément retrouvé un "Taureau" de la première fraîcheur, presque content de pouvoir refaire durer un peu le plaisir.

Un dernier jeu du troisième set à cinq égalités, une balle de débreak pour Schwartzman dans le quatrième à 2-1, deux balles de match ratées à 5-2, 40-15 et trois balles de (premier) débreak à sauver… Pour "Rafa" le boulimique de terre, c’est redevenu un entraînement de bonne facture avant la demi-finale de vendredi. Ce sera soit face à Marin Cilic, soit contre Juan Martin Del Potro, qui s’écharpent encore sur le court Suzanne-Lenglen. Peu importe l’identité de son adversaire, même si beaucoup à Roland-Garros préféreraient qu’il soit encore argentin, Rafael Nadal sera favori. Largement, même. Il n’y a plus aucun doute.