Noah et Parker ne sont pas finis

Reuters

Ils ont respectivement 33 et 36 ans, et s'il avait fallu miser sur eux l'été dernier, rares auraient été ceux à oser prendre le risque. Pourtant, en cette fin d'année 2018, Joakim Noah et Tony Parker prouvent qu'ils ont encore légitimement leur place en NBA. L'ancien meneur des San Antonio Spurs, arrivé pendant l'intersaison chez les Hornets au sortir d'un exercice compliqué, la faute à une grave blessure, reprend vie du côté de Charlotte. L'ancien international tricolore apporte non seulement sa science du jeu et son expérience, mais parvient aussi à accompagner au besoin le leader offensif qu'est Kemba Walker.

Ce fut le cas dans la nuit de vendredi à samedi, face à l'un des épouvantails de l'Ouest sur ces premières semaines de saison régulière outre-Atlantique. Charlotte s'est imposé devant ses fans (113-107), et TP a notamment inscrit 19 points, accompagnés de 3 passes et 4 rebonds. On comprend encore mieux les louanges répétées du manager James Borrego, ancien adjoint de Gregg Popovich chez les Spurs, faut-il le rappeler. Le Français devrait donc encore rendre de fiers services à une franchise qui, à l'inverse, voit Nicolas Batum éprouver plus de difficultés à confirmer, en attestent son 0-4 de la nuit aux tirs en un peu plus de 26 minutes de jeu.

Joakim Noah a lui aussi retrouvé le sourire, après plusieurs mois de galère. Le pivot français, libéré mi-octobre de son énorme contrat avec les Knicks, a accepté la main tendue par Memphis. Et l'idylle commence plutôt bien. Pour son deuxième match de la saison, "Jooks" a aidé les Grizzlies à aller chercher la victoire (103-107) sur le parquet des New Orleans Pelicans d'Anthony Davis. L'ancien joueur des Chicago Bulls a cumulé 13 points, 3 passes et 5 rebonds en 16 minutes de jeu. Celui qui évoquait encore il y a quelques heures avec émotion sa joie de pouvoir rejouer à nouveau au basket prouve que son apport à la franchise du Tennessee pourrait être bien plus fort qu'escompté.