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NBA [J-5] Washington, la troisième force !

Eliminé sur le fil par Boston en Playoffs, Washington compte bien prendre de sa revanche à l’Est et faire trembler les Celtics et les Cavaliers. Avec évidemment John Wall et Bradley Beal en fers de lance.

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Contexte et attentes

« J’ai le sentiment qu’on est la meilleure équipe à l’Est, c’est sincère. C’est comme ça qu’on aborde la saison. On sera l’équipe à battre mais on va devoir le prouver. » Interrogé par ESPN sur les ambitions de sa franchise, Bradley Beal ne pouvait pas être plus clair : les Wizards ont les crocs. Il faut dire que leur saison s’était achevée par une élimination sur le fil face aux Celtics lors d’un Game 7 en demi-finales de Conférence. Une élimination qui n’a pas remis en cause l’équipe en place, au contraire. S’ils ont raté Paul George, que John Wall rêvait de voir débarquer à D.C., les hommes de Scott Brooks ont mis les moyens pour conserver leur cinq majeur. En effet, outre la prolongation « money in the bank » de Wall (voir plus bas), c’est Otto Porter Jr. qui a signé un énorme chèque (106 millions de dollars sur quatre ans). Auteur de 13,4 points la saison passée, l’ailier de 24 ans a profité à merveille de l’offre des Nets, sur laquelle Washington s’est alignée.

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Mais c’est au poste 4 que l’ancien de Georgetown devrait débuter la saison. La faute à la pubalgie contractée par l’habituel titulaire, Markieff Morris, qui sera absent entre 6 et 8 semaines. « Otto a sans aucun doute les capacités pour jouer 4. Ça joue petit désormais dans cette Ligue. Dans les années 80 ou 90, ça aurait été certainement une mauvaise décision. » Appelé à être 6ème homme, Kelly Oubre va lui en profiter pour avoir plus de temps de jeu, lui qui tournait à 6,3 points en 20,4 minutes en moyenne. De son côté, Marcin Gortat, le « Marteau polonais », a mis les points sur les « i » : il ne va pas changer son jeu et se mettre à tirer à 3 points, refusant ainsi de suivre la nouvelle tendance pour les pivots en NBA. Cela ne l’a d’ailleurs pas empêché d’être l’un des 12 joueurs à compiler un double-double de moyenne l’an passé (10,8pts, 10,4rbds), une première pour lui depuis 2011-12.

On l’a compris : les Wizards ne vont pas changer de visage et comptent bien monter en puissance avec un groupe qui se connaît désormais très bien. L’objectif sera dans un premier temps de dépasser enfin la barre des 50 victoires en saison qui lui échappe depuis 38 ans. « J’admire nos dirigeants pour leur loyauté et la confiance qu’ils nous accordent. Ils prennent soin de nous. Maintenant, ils attendent beaucoup de nous, mais on se met aussi beaucoup de pression nous-mêmes », ne cache pas Beal, qui reste enfin sur une saison sans blessure. Avec 23,1 points (dont 2,9 tirs à 3 points convertis), l’arrière qui shoote plus vite que son ombre a rassuré tous ses coéquipiers et formera avec Wall l’un des deux duos les plus redoutables de la Ligue.

 

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La question : Le banc des Wiz est-il à la hauteur ?

« On doit aider notre banc car, pour être honnête, c’est ce qui a causé notre perte dans cette série. » Les mots de John Wall à l’issue de l’élimination face aux « C’s » ne pouvaient pas être plus clairs : Washington n’avait certainement pas la profondeur suffisante pour aller plus loin dans ces Playoffs. Wall et Beal ont notamment été proches de la quarantaine de minutes par rencontre. Dur dans ces cas-là d’être suffisamment frais pour être « clutch » dans le money time ! La fin du Game 7 avec un Wall complètement cuit a contrasté avec la prestation incroyable du remplaçant Kelly Olynyk, auteur du match de sa vie (26pts en 28min). Pour ne plus revivre ça, les anciens Bullets ont laissé filer Brandon Jennings en Chine mais ont recruté Tim Frazier, Jodie Meeks et Mike Scott.

Auteur de 7,1 points et 5,2 passes l’an passé avec New Orleans, Frazier tentera de s’imposer en tant que back-up de Wall, tandis que Meeks apportera quelques 3 points. Scott apportera lui un peu de spacing, à l’instar de Jason Smith, à l’intérieur. Au poste de pivot, on retrouvera avec impatience Ian Mahinmi. Si sa pré-saison risque de se résumer au gros poster dunk qu’il a reçu sur la caboche de la part de Jeff Green (Cleveland), le Français est attendu au tournant après une saison marquée par les blessures. D’autant qu’il a un joli contrat à honorer (16 M$) ! Lui et la « second unit » tenteront de trouver grâce aux yeux de Scott Brooks, après avoir été la deuxième moins sollicitée de la Ligue, juste devant celle des Wolves…

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Le joueur à suivre : John Wall

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Comment ne pas parler de John Wall dans cette rubrique ? A 27 ans, le meneur aux jambes de feu a passé un nouveau cap. Pour la première fois de sa carrière, il vient de dépasser les 20 points de moyenne l’an passé (23,1) et n’a jamais fait autant de passes (10,7) et d’interceptions (2, faisant de lui le leader dans ce domaine l’an passé). Des stats qui lui ont permis de d’être l’un des trois joueurs à compiler au moins 20 points et 10 passes avec Russell Westbrook et James Harden, rien que ça. Sa prolongation de 170 M$ sur quatre ans est venue récompenser un joueur qui se considère meilleur actuellement que Kyrie Irving et Isaiah Thomas.

« J’ai le sentiment d’être le meilleur meneur de la Conférence Est, a-t-il lâché récemment à ESPN. Peut-être que les gens ne m’ont pas beaucoup vu l’année dernière sur la télé nationale mais ils en auront l’occasion cette année! Je veux être dans la conversation pour le titre de MVP. J’ai des attentes vraiment élevées cette année. » Histoire de se mettre une grosse pression pour celui qui est récemment entré dans le Hall of Fame de la prestigieuse université de Kentucky. Et une place en finale de Conf’ semble être le minimum pour lui : « Je veux juste passer le second tour et arriver en finale de la Conférence Est. Je ne veux pas que l’on se souvienne de moi comme l’un de ces meneurs qui n’a jamais réussi à le faire. » 

Le Top 10 de John Wall en 2016-17

Le cinq de départ

Le roster

Meneurs : John Wall - Tim Frazier - Tomas Satoransky

Arrières : Bradley Beal - Jodie Meeks - Sheldon Mac

Ailiers : Otto Porter Jr. - Kelly Oubre

Ailiers forts : Markieff Morris - Jason Smith - Mike Scott - Chris McCullough

Pivots : Marcin Gortat - Ian Mahinmi - Daniel Ochefu
 

Notre pronostic : 3ème de la Conférence Est

Sûr de sa fort, Washington a uniquement tenté de renforcer son banc à l’intersaison, tout en sécurisant son cinq de départ. Pas sûr que cela soit suffisant pour vraiment concurrencer Cleveland et Boston à l’Est. Sauf si des joueurs comme Otto Porter Jr. ou Kelly Oubre réalisent une saison de folie. Mais ces ambitieux Sorciers seront surtout attendus au tournant en Playoffs car une place dans le Top 4 semble être une formalité vu l’adversité du moment.

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@_PGod_