NBA [J-26] Bientôt la fin du tunnel chez les Brooklyn Nets

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Les fans des Nets savaient pertinemment que Brooklyn ne se ferait pas en un jour. Mais au minimum en quatre ans. Nous voilà arrivés à la troisième année de la refonte complète d’une franchise qui avait, on le rappelle, hypothéqué son avenir à moyen terme suite au fameux échange avec Boston. La franchise chère à Jay-Z ne possède pas de All-Star, et peut-être même pas de All-Star en puissance, mais d’un cinq de départ qui peut légitimement viser les 35 victoires si les blessures ne sont pas au rendez-vous comme la saison passée.

« Je ne vois aucune raison pour ne pas réaliser un push pour les Playoffs, espère même Sean Marks, l’un des General Managers les plus respectés du moment. N'est-ce pas l'objectif ici ? On ne va pas rester assis en disant qu’on prévoit de gagner 20 matchs. Cela ne va pas être une année où on va simplement faire de la figuration, juste parce que nous contrôlons nos choix de Draft (…) Hors de question d'avoir une culture de la défaite ici. »

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Un discours de façade qui ne peut pas masquer les lacunes d’une équipe encore trop tendre défensivement, notamment dans la peinture. Les équipes adverses ont inscrit en moyenne 47,8 points l’an passé dans la raquette. Seuls le Magic et les Lakers ont concédé plus de points. Pour tenter de juguler ce problème, Ed Davis et Kenneth Faried ont été recrutés cet été (même si ce dernier a déjà été arrêté pour possession d’une énorme quantité de marijuana).

Tous deux devront aider Jarrett Allen, titulaire au poste de pivot, à passer un cap en tant que « protecteur de cercle » après une première saison à 8,2 points et 5,4 rebonds en 20 minutes de jeu en moyenne. Des petites retouches pleines d’expérience, à l’instar de Jared Dudley, chargées d’encadrer un groupe qui devra également se montrer plus précis longue distance.

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On suivra également l’évolution de joueurs au potentiel très intéressant comme Spencer Dinwiddie (voir plus bas), Caris LeVert ou encore le versatile rookie bosnien Dzanan Musa. DeMarre Carroll sera encore là pour apporter son expérience sur l’aile tandis qu’Allen Crabbe, D’Angelo Russell et Rondae Hollis-Jefferson vont entrer dans leur dernière année de contrat. Et donc prouver qu’ils pourront poursuivre l’aventure après un été 2019 annoncé prometteur.

En effet, avec le retour des choix de Draft (deux au premier tour notamment) et la possibilité d’injecter entre 60 et 65 M$ dans la recherche d’un ou deux gros agents libres : les Nets pourraient être de retour aux affaires. Un argument parfait pour motiver les troupes de Kenny Atkinson. Un coach qui a encore une saison sans grande pression pour développer ses joueurs.

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Pourquoi Russell joue gros cette saison ?
 

Le nouveau départ de D'Angelo Russell à New York ne s’est pas vraiment passé comme il l’espérait. Pourtant, après deux saisons en demi-teintes aux Lakers, le meneur de 22 ans avait montré de très belles choses l’an passé avec notamment 20,9 points inscrits et 4,7 passes en 12 rencontres disputées. Mais c’était avant de connaître les affres de la blessure avec une petite opération à un genou qui l’a privé de dix semaines de compétition.

Un coup d’arrêt pour celui qui a finalement terminé la saison à 15,5 points de moyenne à 41 % aux tirs, un peu moins que lors de sa dernière saison à L.A. (15,6). Suffisant pour que sa direction ne lui ait pas encore proposé de prolongation de contrat. A lui désormais de réaliser une saison pleine pour la mériter. Surtout qu’il aura dans ses pattes de nombreux conccurents : Shabazz Napier, Treveon Graham et Spencer Dinwiddie.

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« Cet été, et même lors de la fin de la saison précédente, il s’est concentré sur sa santé, son corps et s’est assuré que tout aille bien pendant sa guérison. Il doit être capable d’être robuste et de tenir une saison NBA sur les terrains, a estimé Sean Marks au sujet du choix n°2 de la Draft 2015. Il a besoin de créer de bonnes habitudes et de faire attention à son corps. Je pense que les gens vont être surpris quand ils vont voir ce qu’il a fait. »

Russell n’a lui pas manqué le fait que son pote Devin Booker a pris le contrat max du côté de Phoenix : « Je suis motivé, j’ai vu mon meilleur ami (Devin Booker) signer un contrat max. Je sais d’où l’on vient, donc c’est une motivation dont on a besoin. Je me réveille le matin pour aller m’entraîner. Je suis dans la meilleure forme possible. »




Spencer Dinwiddie est revenu de nulle part. Drafté à la 38ème position en 2014 par les Pistons qui croyaient beaucoup en lui, ce meneur athlétique n’a jamais répondu présent dans le Michigan avant d’être transféré à Chicago puis coupé quelques semaines plus tard.

C’est finalement chez les Bulls… mais ceux de Windy City en G-League que le natif de Los Angeles s’est à nouveau fait repérer. Et les Nets n’ont pas regretté leur choix de l’avoir récupéré en décembre 2016. Un an plus tard, les blessures de Jeremy Lin, depuis parti à Atlanta, et de D'Angelo Russell lui ont permis de prouver que son talent n’avait pas disparu.



Les Nets n’ont pas beaucoup hésité au moment de garantir sa dernière année de contrat contre « seulement » 1,65 million de dollars. Le vainqueur du dernier Skills Challenge lors du All-Star week-end va avoir, à l’instar de beaucoup de ses camardes, une saison pour prouver qu’il mérite un bien meilleur contrat.

« Back-up » de Russell, le n°8 devrait glaner également un peu de temps de jeu à l’arrière lors de son coéquipier sera sur le parquet. Mais Dinwiddie a désormais l’habitude à se battre pour conserver sa place dans un roster, ce qui n’est pas le cas de tous ses camarades… 



Meneurs : D'Angelo Russell, Spencer Dinwiddie, Shabazz Napier

Arrières : Allen Crabbe, Caris LeVert, Milton Doyle

Ailiers : DeMarre Carroll, Joe Harris, Dzanan Musa, Treveon Graham

Ailiers forts : Rondae Hollis-Jefferson, Jared Dudley, Rodions Kurucs

Pivots : Jarrett Allen, Ed Davis, Kenneth Faried

13ème de la Conférence Est

Comme beaucoup d’équipes à l’Est, les Nets poursuivent leur mue dans l’ombre. Toujours accrocheuse, la formation new-yorkaise va connaître une année charnière car beaucoup de ses joueurs vont devoir prouver qu’ils comptent s’inscrire dans le projet. Les Playoffs seront au bout de ce très long tunnel.

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