NBA : Ginobili et la fin d’une époque

Reuters

A San Antonio, le temps est décidément bien morose. La faute à de nombreux paramètres, entre le départ houleux de Kawhi Leonard pour Toronto et l’échange de Tony Parker à Charlotte. De la Dream Team des Spurs de Gregg Popovich ne reste plus aujourd’hui dans l’effectif qu’ « El Manu », qui a 41 ans devrait, d’après ESPN, annoncer prochainement à son entraîneur sa décision de stopper sa carrière. Une triste fin pour les supporters et la franchise toute entière, qui voit avec la retraite de son sixième homme de toujours le départ du dernier Mohican d’une des plus belles dynasties de ces 20 dernières années outre-Atlantique, tous sports majeurs confondus.

Un palmarès de titan

Avec le virtuose Manu Ginobili à la baguette, les Spurs ont ainsi remporté quatre titres (2003, 2005, 2007, 2014) sur les cinq obtenus dans leur histoire – l’Argentin n’était pas encore en NBA lors du premier sacre texan, en 1999 – et surtout marqués une génération entière amoureux de la balle orange, qu’elle soit fan ou non de la franchise à l’Eperon.

Symbole de l’école Spurs et disciple naturel de Gregg Popovich, l’arrière, double All-Star en 2005 et 2011, a porté durant toute sa carrière NBA haut et fort l’étendard texan, allant jusqu’à remporter le titre de sixième homme de l’année en 2008, dans une saison d’exception où il termina avec 19.5 pts de moyenne (31.1 minutes de temps de jeu). Pas mal pour un simple 57ème choix de draft (1999), débarqué trois ans plus tard à San Antonio après avoir ébloui le Vieux Continent à Bologne. Après 1057 matchs pour les Spurs (349 titularisations), le moment semble donc venu pour le mythique numéro 20, champion olympique en 2004, de tirer sa révérence. La fin d’une époque, heureusement pas des souvenirs.

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