NBA : Cleveland a l’habitude d’être dos au mur

Reuters

Indiana, Boston et maintenant Golden State. Pour la troisième fois de ces Playoffs 2018, les joueurs de Tyronn Lue évoluent avec une marge infime sur leur concurrent. En délicatesse au premier tour contre les Pacers ? Les Cavs se sont qualifiés en sept manches après avoir été menés 2-1. Contre les Celtics, ce fut même pire, avec un déficit de 2-0 au moment de revenir dans l'Ohio. La suite, on la connaît. LeBron James a montré les muscles et Cleveland est là aussi passé en sept matchs. Bis repetita face aux Warriors ? C’est moins sûr mais après tout, à la Q Arena, les Cavaliers ont pris l’habitude de se refaire une santé avec huit victoires pour un seul revers sur ces Playoffs.

Pour faire durer le suspense et rêver d’un nouveau sacre après celui de 2016, la bande à LeBron va devoir sortir le grand jeu. Des role players à l’agonie (J.R. Smith, Jordan Clarkson, Tristan Thompson), un lieutenant sans relief (Kevin Love), un coach pas au niveau tactiquement : il faut désormais mettre ça aux oubliettes et proposer plus. Proposer mieux.

Golden State, le test ultime

Lors du Game 2, LeBron a seulement pu compter sur George Hill au scoring (15 pts) puisque Kevin Love, malgré ses 22 unités, a plongé niveau adresse (7/18). Et quand l’ancien meneur d’Indiana a plafonné comme le reste de ses partenaires en seconde période, c’est toute l’équipe qui a sombré. Alors, le retour à domicile peut-il faire du bien aux Cavs ? Oui mais le King se méfie.

« Nous avons l’opportunité de rentrer chez nous, et on a joué un excellent basket sur notre parquet […] Mais cela ne nous donne aucun confort. Le fait de rentrer à la maison ne veut pas dire que nous pouvons nous relâcher. C’est la dernière équipe au monde contre laquelle vous voulez vous relâcher. Ils ont prouvé qu’ils pouvaient gagner partout, de toutes les manières » commentait l’ailier dans des propos rapportés par ESPN après le match 2 (122-103)

Une façon de maintenir sous pression ses troupes, et se viser un nouveau retournement de situation pour les Cavaliers. Mais le temps presse pour Cleveland. Et l’adversité, elle, est d’un tout autre niveau dans ces Finales avec un Stephen Curry bouillant et un Kevin Durant impérial chez les Dubs.