Metella s'arrache pour de l'argent

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"C’est une grosse médaille, parce que c’est pas une médaille que j’attendais." Il a le sourire Mehdy Metella. Et on peut le comprendre. Après le bronze sur 100m nage libre et l'or du relais mixte, le petit frère de Malia conclut ses Championnats d'Europe en grand bassin sur une note plus que positive ce jeudi, à Glasgow.

En bronze il y a 2 ans sur la distance, à Londres, le nageur du CN Marseille grimpe d'une marche et prend l'argent en finale du 100m papillon, malgré son année très compliquée. Avec cet arrachement osseux à la cheville droite qui va, durant l’hiver, le priver de saison en petit bassin et le garder hors de l’eau près de quatre mois ! Une période où le Guyanais se laisse plutôt aller, au point de prendre six à sept kilos supplémentaires… 

"J’ai pas baissé la tête..."

Alors le voir aujourd’hui vice-champion d’Europe, malgré son couloir n°1 (septième chrono des engagés), avec un chrono de 51"24 derrière l'Italien Piero Codia, parti au 8 (!) et nouveau recordman des championnats (50"64), ça valait forcément une belle cote. Le Britannique James Guy, pourtant un client, se contente lui du bronze en 51"42.

Cette 25e médaille apportée à l’équipe de France comble Metella qui résume avec sa gouaille habituelle sa saison galère sauvée au mental. Et dans l’émulation de l’équipe de France : "Le relais m’a donné le sourire et je me suis dit : « Putain, je ne suis pas encore mort ! ». Mon coach est venu me voir pour me dire que j’étais pas mort, que j’étais vivant… Et c’est vrai !, constate-t-il, épuisé. C’est le dernier jour, c’est bon, là, je suis mort ! (sourire)" (…) Et déjà il se projette, soucieux de retenir la leçon : "J’ai fait une année pourrie, je veux plus faire une année comme ça. Blessure sur blessure, j’essaie de revenir, re-blessure ! C’est horrible, quand le corps n’a pas envie et que la tête reste connectée. Mon coach m’a dit : « On s’en fout de l’année que tu as passée, si tu as envie d’aller chercher la médaille, tu peux !  T’es un Metella, t’es pas une merde ! » J’ai dit : « Je vais prendre mes couilles (sic) et on y va ! » J’ai pas baissé la tête, j’ai gardé la tête haute !" Ce qu’il fallait démontrer.