Le Portugal carbure

Reuters

Eliminé en huitième de finale de la dernière Coupe du monde par l'Uruguay de Luis Suarez et Edinson Cavani (2-1), le Portugal a amorcé un nouveau cycle en cette entame de saison 2018-2019. Ce chapitre est toujours écrit par Fernando Santos, mais le récit est pour l'heure orphelin de son héros, Cristiano Ronaldo, qui a préféré prendre un peu de recul avec l'équipe nationale pour revenir plus fort et plus motivé que jamais, a priori en 2019. En attendant, le quintuple Ballon d'or, s'il se concentre sur son nouveau défi à la Juventus et est ennuyé par une plainte pour viol, n'a pas manqué d'envoyer un message de soutien à ses compatriotes avant la rencontre de ce jeudi soir.

Message reçu, puisque les champions d'Europe 2016 sont allés s'imposer (2-3) en Pologne pour le compte de la 2e journée de la Ligue A des nations et peuvent entrevoir avec une certaine sérénité le "Final Four" de juin prochain. Pourtant, le sélectionneur national n'avait pas de quoi être satisfait de l'entame de sa troupe, surprise rapidement par l'homme en forme du début de saison en Serie A, Krzysztof Piatek (1-0, 18e). Mais la machine s'est ensuite relancée, pour profiter comme il se doit de la faiblesse défensive polonaise, où Kamil Glik se montre aussi performant qu'il ne peut l'être sous les couleurs de l'AS Monaco. Le champion de France 2017 a même inscrit un csc (1-2, 43e), après le but égalisateur à mettre au crédit du Milanais André Silva (1-1, 31e).

Bernardo Silva, qui prend toujours plus d'importance dans cette équipe, a inscrit le but du break après le repos (1-3, 52e), ce qui a permis de gérer un peu mieux la réaction d'orgueil adverse, symbolisée par la réduction de l'écart de Jakub Blaszczykowski (2-3, 77e). Néanmoins, la Pologne de Robert Lewandowski, qui honorait sa 100e cape pour l'occasion, n'est pas parvenue à recoller et laisse donc son bourreau du jour prendre cinq points d'avance en tête du groupe 3, déjà loin d'elle et de l'Italie de Roberto Mancini.