Ligue 1 - Les tribunes "debout" font leur retour

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C'était le 30 septembre 2017 à Amiens. Une trentaine de supporters lillois avaient été précipités dans le vide suite à l'effondrement d'une barrière. Près d'un après, les supporters des Dogues seront de retour samedi au Stade de la Licorne, dans le cadre de la 5e journée de Ligue 1. Ils pourront prendre place dans la même tribune qui a subi des aménagements avec une barrière évidemment remplacée et renforcée , mais qui a aussi été délestée de ses sièges. 

Car, le SC Amiens, au même titre que trois autres clubs professionnels, Saint-Etienne en Ligue 1, ainsi que Sochaux et Lens en Ligue 2, fait partie des quatre clubs s'étant portés volontaires pour expérimenter cette saison les tribunes "debout". Interdites officiellement en France depuis la catastrophe de Furiani en 1992, les tribunes "debout" ont en effet été de nouveau autorisées cet été par la Ligue de football professionnel en accord avec les autorités. A noter qu'il s'agit d'une expérimentation sur ces quatre stades et non pas d'une autorisation pour toutes les enceintes de France. Ce week-end, ce sont la Tribune Nord et visiteurs d'Amiens, ainsi que la tribune Marek à Lens nouvelle formule qui vont être inaugurées. 

Une expérimentation

C'est clairement un signe d'apaisement entre les instances du football et les supporters, même si d'autres dossiers restent conflictuels, comme celui des fumigènes, bannis des stades et qui entraînent de fortes amendes pour les clubs. En attendant, l'Association nationale des supporters (ANS) se félicite du retour des tribunes "debout", qui vont permettre aux supporters "actifs" de pouvoir encourager leur équipe dans un environnement sécurisé et adapté.  

"On constate une amélioration du dialogue"

Association nationale des supporters

"C'est un réel plaisir de voir que l'on a pu mener à bien ces discussions et trouver un consensus, notamment avec la LFP, qui a aussi porté ce sujet, a expliqué dans une vidéo un porte-parole de l'ANS. On constate une amélioration du dialogue depuis le début de la présidence de Nathalie Boy de la Tour (depuis novembre 2016). Tous ensemble, avec notamment l'Instance nationale du supportérisme (portée par le ministère des Sports), on a pu vraiment travailler à la mise en place de cette expérimentation. On peut se réjouir vraiment d'une telle décision en France". Reste désormais à savoir si l'expérience va porter ses fruits.