Panoramic

Bordeaux : à la recherche d'un écrin pour ses diamants

Sur le papier, les Girondins ont une belle équipe mélangeant futurs talents et joueurs confirmés. Cependant, Bordeaux peine à trouver un véritable équilibre collectif.

Exit le 4-4-2 à plat

Depuis le début du championnat, les Girondins de Gourvennec évoluent généralement dans un 4-4-2 à plat. Si ce système s'est révélé efficace contre Saint-Etienne ou Lyon, il a très vite montré ses faiblesses. Tout d'abord, il rend difficile la gestion du groupe, surtout en ce qui concerne le milieu de terrain. Avec Vada, Plasil, Toulalan et Sertic, les Bordelais possèdent quatre titulaires en puissance. Mais avec ce système seulement deux jouent...

Autre problème, les difficultés offensives. Si le bloc-équipe n'est pas compact, les milieux sont trop loin des attaquants et ces derniers manquent de soutien en phase offensive. Cela se travaille, me direz-vous. Mais le collectif aquitain n'est pas encore assez mature pour répondre aux exigences de ce système.

Bienvenue le 4-4-2 en losange

Depuis le match face à Lorient, Jocelyn Gourvennec a décidé de passer à un 4-4-2 en losange avec un milieu renforcé. Bordeaux joue avec 3 milieux purs : une sentinelle et deux relayeurs. Ajoutez à cela un "n°10" et deux attaquants libres.

Les Girondins se retrouvent avec un milieu plus dense et plus vertical. En théorie, l'équipe ne sera plus coupée en deux sur les phases offensives si les milieux relayeurs font leur boulot. L' équipe sera aussi plus solide défensivement car ce système permet de rapidement passer en 4-3-3. Mais la réelle cause de ce changement de système pourrait se trouver ailleurs.

L'émergence d'un leader technique

S'il y a un joueur qui déçoit en ce début de saison, c'est bien Jérémy Ménez. Il a pourtant toutes les qualités pour devenir un véritable meneur de jeu. Face à Guingamp, en tant que "n°10", l'ex-Monégasque a réalisé sa meilleure prestation avec les Girondins malgré le penalty manqué.

Les Girondins ont besoin d'un leader technique qui va fluidifier les offensives. Ce système est le meilleur écrin pour le diamant qu'est Jérémy Ménez. Mais il ne tient qu'à lui de tout faire pour devenir un vrai meneur de jeu, il doit être un véritable tremplin pour ses attaquants. Mais cela prendra du temps pour qu'il retrouve le rythme. L'enjeu pour lui : passer du statut d'attaquant capricieux à celui de meneur de jeu faisant briller les autres.

Des alternatives possibles

Alors oui, l'entraîneur breton fait tout pour que Ménez brille et fasse briller son équipe, mais si le néo-Bordelais ne passe pas vite un cap, il risque très vite de se retrouver sur le banc. Offensivement, les Girondins ont de nombreux talents mais depuis le début de ce championnat, il n'y a que trois joueurs qui répondent présents.

Pour commencer, Malcom qui a fait un très bon début malgré un baisse de forme récente. Puis, en plus de Laborde qui n'a jamais déçu en tant que titulaire, il y a Kamano qui explose. Son match contre Dijon est un véritable exemple de ce que doit faire un jeune joueur qui entre pour faire la différence. Il percute, il tente et... il est altruiste. S'ils restent humbles, Kamano et Malcom pourraient devenir les joueurs-clés permettant à Bordeaux de devenir européen en cas de défaillance des tauliers Rolan et Ménez.

Cependant, rien ne peut remplacer l'esprit d'équipe. Il serait tant que Bordeaux décide de devenir exigeant. Le collectif doit enfin être performant durant tout un match. Reste à savoir si ce groupe veut vraiment être à la hauteur de ce Club.

Adilalanne
Retrouvez ses articles sur Yourzone