Henry: "C'est une période difficile..."

Reuters

Depuis sa prise de pouvoir au sortir de la dernière trêve internationale, Thierry Henry a déjà officié à la tête de l'équipe première de l'AS Monaco sur cinq rencontres. Et son bilan est particulièrement maigre, avec deux petits nuls, qui contrebalancent très difficilement trois revers toutes compétitions confondues, dont une correction historique reçue mardi soir à domicile (0-4) en Ligue des champions contre Bruges. Même face aux concurrents directs dans la course au maintien, les Monégasques n'y arrivent pas pour le moment. Et voilà qu'il faut préparer la réception du Paris Saint-Germain, dimanche, à Louis-II (21 heures), en clôture de la 13e journée de Ligue 1.

Face aux invincibles du championnat de France, que peut véritablement espérer une équipe de la Principauté, diminuée par les blessures d'une part, mais aussi et surtout incapable de livrer un match plein à tous les niveaux ? "Il faut arriver à rendre ce match contre le Paris Saint-Germain comme un match de coupe", estime de son côté Thierry Henry. Le successeur de Leonardo Jardim espère pouvoir retrouver dimanche, quatre jours après la déroute et l'élimination en C1, de véritables guerriers sur le terrain, capables de bousculer les stars du club de la capitale. "Face au PSG, personne ne s’attend à ce qu’une équipe prenne des points. Encore moins dans notre situation. Mais on a tous vu des matches de coupe, où la grosse équipe devait écraser l’autre. Et des fois, cela ne se passe pas comme prévu", renchérit-il.

L'exploit semble pourtant tellement hors d'atteinte eu égard aux dernières prestations des Rouge et Blanc, ne serait-ce que dans le secteur défensif... "On essaye de retourner à la base et de resserrer les lignes comme à Bruges (1-1). On doit être beaucoup plus solides, mais surtout regagner les duels, concède l'ancien international tricolore. Même si cela peut paraître compliqué, on va essayer de les gêner en trouvant la bonne formule. On sait que c’est déjà compliqué avec le onze titulaire, mais avec une équipe amoindrie et pas mal de jeunes, ça l’est encore plus. Après il ne faut pas dire qu’il n’y a rien à perdre, il faudra faire un gros match et prendre les points là où on peut les prendre". Peut-être pas à Louis-II dimanche, en dépit de l'optimiste apparent du champion du monde 1998.

"Le plaisir est toujours là, mais la pression également, qu'on soit en haut ou en bas. C’est une période difficile", reconnaît Thierry Henry, embarqué maintenant dans la lutte contre la relégation au sein de son club formateur. Dans ce contexte, difficile d'espérer se rassurer face à un adversaire qui surclasse toute la concurrence en France et vise un treizième succès en autant de journées. L'exploit n'en serait que plus beau et profitable...