Ben Arfa a encore frappé

Reuters

Hasard ou coïncidence, Hatem Ben Arfa n’était pas du naufrage contre Strasbourg (1-4), le 2 décembre, pour le dernier match sur le banc rennais d’un Sabri Lamouchi limogé dans la foulée. Revenu aux affaires cette semaine, à Lyon mercredi et contre Dijon ce samedi, le feu-follet a marqué de son empreinte ces deux rencontres, trouvant magistralement la faille de son pied gauche comme il l’avait fait à Montpellier le 25 novembre. Une passe de trois qu’il n’avait plus accomplie depuis les mois de mars et avril 2016.

A l’époque, l’intéressé faisait les beaux jours de Nice – lors d’une saison pleine qui l’aura vu compiler pas moins de 17 réalisations et six passes décisives. Détenteur alors des clefs du jeu parmi les Aiglons, l’ancien Gone se régalait avec les Valère Germain et Alassane Pléa devant lui pour ouvrir les brèches. Un dispositif qu’il est en train de retrouver, enfin, à Rennes, après deux saisons de galère dans les rangs du PSG.

Ce que Sabri Lamouchi a à peine osé, en appelant pourtant de ses vœux un HBA "plus décisif", Julien Stéphan, l’entraîneur intérimaire du Stade Rennais, l’a appliqué d’entrée, en attribuant à Ben Arfa un rôle de chef d’orchestre avec deux pointes pour l’épauler dans ses entreprises: Ismaila Sarr et Jordan Siebatcheu face à l’OL, le même Sarr et Mbaye Niang devant le DFCO. Le résultat est là. Au four et au moulin, ne rechignant jamais à prêter main forte à sa défense, Hatem Ben Arfa a encore frappé ce jour à l’offensive. Et de belle manière ! A confirmer le week-end prochain contre Guingamp. Et peut-être avant cela en Ligue Europa face à Astana.