Les Bleus donnent la leçon au Japon

Les Bleus ont offert au public nantais une nouvelle victoire sans appel en surclassant le Japon (31-19) pour mettre déjà un pied en 8e de finale du Mondial en France après deux succès en deux matchs.

Comme face au Brésil, balayé à Bercy (31-16), deux jours plus tôt, la deuxième levée de l’équipe de France dans « son » Mondial à la maison s’annonce comme une formalité ce vendredi, dans une Halle XXL de Nantes à guichets fermés (11 000 spectateurs) au moins à la hauteur du public parisien, face à une équipe du Japon sans grande référence. Dans la compétition, que le pays du Soleil Levant n’a plus fréquentée depuis deux éditions, comme face aux Bleus (*).  

Des champions du monde sans la star Nikola Karabatic au coup d’envoi, mais avec Kentin Mahé en position de demi-centre (avec Remili, Porte, Narcisse, Guigou et Luka Karabatic) pour illustrer la volonté affichée de Didier Dinart et de son staff de cavaler d’entrée. Et d’essouffler un peu plus des Japonais a priori déjà sur les rotules après la belle résistance, mais aussi le gros combat livré la veille lors de la lourde défaite face aux Russes (39-29).

Luka Karabatic blessé

On attendait donc des Nippons, déjà en déficit sous la toise (1,92m contre 1,84m de moyenne !), surtout en dette d’oxygène, mais les Asiatiques profitent d’une entame de match pas franchement convaincante de la part des Bleus, empruntés en attaque et trop passifs en défense, où la sortie prématurée sur blessure d’un Luka Karabatic, touché a priori à la cheville droite, pèse forcément. Et le Japon fait mieux que résister : (6-4, 12e), (6-9, 15e), (8-10, 19e) et une équipe de France, pénalisée par les exclusions coup sur coup de Cédric Sorhaindo et Ludovic Fabregas, dans l’incapacité de créer l’écart attendu… La faute notamment à un Mastake Kimura étonnant avec ces 3 arrêts sur les jets de 7 mètres de Guigou (4/5) et de Mahé (5/8).

Une simple question de temps. Le panache japonais finit par s’étioler, Thierry Omeyer distille quelques arrêts dont il a le secret, avant que Daniel Narcisse ne scelle à la pause un écart plus conforme aux attentes (17-9, 30e).  

A défaut d’être brillant, le travail de sape français paye dès la reprise, marquée par les premiers pas de Nikola Karabatic dans la rencontre. A l’image d’un Fabregas destructeur, en attaque comme en défense, et à 100 % de réussite (7/7) pour contribuer au 4-0 tricolore et assommer un peu plus un Japon qui explose enfin avec ces 9 minutes sans marquer face à une défense enfin à la hauteur de sa réputation (21-9, 39e). Si le nombre de pertes de balles côté tricolore, supérieur au Japon (11 contre 8) fait tâche et dénote d’un relâchement logique, le score final parle de lui-même, conforté notamment par William Accambray (3/5) et Nikola Karabatic (3/5), auteurs des cinq derniers buts français (31-19). "Un match plein et une belle revue d’effectif": le premier bilan tiré à chaud par Guillaume Gille, adjoint de Didier Dinart, ne risquait pas de faire de vue l’essentiel et un Mondial qui, après ses deux formalités parfaitement négociées, débutera vraiment sa compétition dimanche face à la Norvège (17h45).      
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 (*) La dernière confrontation en match officiel datait du Mondial 1997 et une victoire des Bleus en 8e de finale (22-21).


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