Des Citizens déjà en quarts de finale... ou presque 

Reuters

Bien sûr, la victoire sur Manchester United (1-0) le 22 novembre dernier, sur cette même pelouse du Parc Saint-Jacques, nourrit les ambitions du FC Bâle au coup d’envoi du huitième de finale le plus déséquilibré de cette Ligue des champions 2017-18. Entre le petit Poucet de ce grand huit européen, qui a su décrocher sa qualification dans le sillage des Red Devils, et la meilleure équipe d’Europe. Sauf, et c’est évidemment tout sauf un scoop, que United n’est pas City…

Pourtant, l’équipe de Pep Guardiola, qui n’aligne pas au coup d’envoi le Français Aymeric Laporte, absent du dernier entraînement des Citizens, mais intègre à son onze de départ Vincent Kompany et Fabian Delph, de retour de blessure, ne s’amuse pas dans les toutes premières minutes de ce match aller. Auteur de quatre buts lors de ses cinq derniers matches de C1, Dimitri Oberlin, alerté dans le dos de la défense anglaise, vient défier Ederson, contraint de sortir hors de surface pour empêcher l’attaquant bâlois de créer la sensation (5e). Preuve encore de cette ambition helvète, Nicolas Otamendi commet a priori dans sa surface une obstruction évidente sur un Oberlin décidément intenable sans que l’arbitre ne juge bon d’intervenir, alors que le penalty semblait s’imposer (12e). Lourd de conséquences quand dans la foulée, ou presque, un corner de Kevin De Bruyne, inévitable passeur décisif de ces Citizens, est coupé de la tête au premier poteau par l’international allemand Gilkay Gündogan (0-1, 14e).

Un but des visiteurs qui vient trop tôt pour l’équipe de Raphael Vicky, qui craque une deuxième fois en moins de vingt minutes de jeu avec, sur ce centre de Raheem Sterling, la reprise au second poteau de l’ancien Monégasque Bernardo Silva sur laquelle Tomas Vaclik n’a pas la main suffisamment ferme (0-2, 18e). A 80% de possession de balle en faveur des visiteurs, le FC Bâle est dépassé et c’est Sergio Aguero qui, sur son premier ballon à négocier, place aux vingt mètres une frappe imparable dans le petit filet du gardien tchèque (0-3, 23e). Un score à la pause qui ne laisse planer guère de doutes sur l’issue de ce match. La première frappe suisse cadrée, signée Mohamed Elyounoussi, que sort Ederson de son cadre (49e) est anecdotique. Et c’est, sous les yeux de son sélectionneur, Gilkay Gündogan qui s’offre un doublé, d’une frappe enroulée depuis l’extérieur de la surface dans la lucarne, qui assomme pour de bon les Bâlois (0-4, 53e). La fin de rencontre ne vaudra que pour le retour à la compétition d’un autre blessé mancunien, Leroy Sané, en avance sur son programme de convalescence (57e). Et pour l’attitude d’un Pep Guardiola qui, malgré le score, va se permettre d’agonir son équipe de remontrances parce qu’elle ose enfin lever le pied. La quête de perfection du Catalan est à ce prix.