Lloris et la FIFPro soutiennent Guerrero

Reuters

Suspendu pour dopage, Paolo Guerrero a retrouvé l’espoir de disputer la Coupe du monde 2018 en Russie, du 14 juin au 15 juillet. Et Hugo Lloris n’y est pas totalement étranger. L’attaquant et capitaine du Pérou s’est rendu mardi, en Suisse, pour rencontrer Gianni Infantino, le président de la Fifa, afin de plaider sa cause. "J’espère revenir avec une bonne nouvelle", a-t-il confié avant d’embarquer, lundi soir sur sa page Facebook. Un entretien rendu possible grâce au soutien de la FIFPro, et notamment du gardien de l’équipe de France, qu’il pourrait croiser au premier tour de la compétition.

Le syndicat des joueurs professionnels a effectivement réclamé la tenue d’une réunion "en urgence" avec la fédération internationale. Il considère que la sanction infligée au buteur de 34 ans est "injuste et disproportionnée" car "il a été montré qu’il n’y avait aucune intention de tricher". Contrôlé positif à un métabolite de cocaïne en octobre dernier, après un match de qualification contre l’Argentine, la star de la Blanquirroja avait d’abord écopé de six mois de suspension. Sanction qui, après deux appels, a été portée par le Tribunal arbitral du sport (TAS) à quatorze mois, le privant donc du Mondial.

Dans une lettre publiée sur le site de la FIFPro, signée également par les capitaines du Danemark et de l’Australie, Simon Kjaer et Mile Jedinak, le portier tricolore demande à la Fifa de "faire preuve de compassion" avec celui qui sera l’adversaire de ces trois formations dans le groupe C. "Ce serait complètement injuste de le priver de ce qui devrait être le sommet de sa carrière (…) sur la base d’un rapport qui confirme qu’il n’a pas voulu tricher, ni améliorer ses performances avec des substances illicites", écrivent Hugo Lloris et les co-signataires. Classe. Gianni Infantino sera-t-il aussi élégant ?