Coupe du Monde 2018 - Maroc : Benatia, le guide parfait

Reuters

A 31 ans, Mehdi Benatia va prochainement connaître l’aboutissement de toute une carrière de football : disputer une Coupe du Monde ! Un rêve d’enfant devenu réalité pour le natif de Courcouronnes. La cerise sur le gâteau pour ce défenseur de qualité, longtemps sous-estimé avant d’exploser au plus haut niveau. Passé par Tours, Lorient et Clermont sans parvenir à éclore, Benatia va connaître l’excellence en traversant les Alpes. C’est en Italie que le capitaine des Lions de l’Atlas va se faire un nom. Udinese, Roma et aujourd’hui la Juventus ont permis au défenseur marocain de gravir les échelons et de compter aujourd’hui parmi les meilleurs à son poste. Benatia a su prendre son temps, sans douter, pour être aujourd’hui respecté à sa juste valeur.

Même s’il a accusé du retard sur son plan de carrière, Benatia côtoie aujourd’hui le très haut niveau. Finaliste de la Ligue des Champions 2017, demi-finaliste en 2018, double champion d’Italie, champion d’Allemagne, l’international marocain s’apprête aujourd’hui à se frotter aux meilleures nations du monde. Une juste récompense qui n’a pas connu que des moments de joie avec les Lions de l’Atlas…

Depuis ses débuts en sélection en 2008 avec Roger Lemerre, Mehdi Benatia n’a pas eu beaucoup l’occasion de vibrer avec le Maroc. Absent des Coupes du Monde 2010 et 2014, peu brillant lors des Coupes d’Afrique de Nations, le Royaume chérifien a mangé son pain noir ses dernières années. L’arrivée de Hervé Renard en 2016 a mis beaucoup d’ordre dans la maison. Le sélectionneur à la chemise blanche place Mehdi Benatia au cœur de sa stratégie. Indispensable sur et en dehors des terrains, le capitaine marocain va jouer un rôle essentiel dans la reconstruction de l’équipe. Avec le brassard, Benatia se sublime et fait du Maroc une équipe infranchissable et hermétique. En six matchs de qualification, le pays nord-africain n’a encaissé aucun but !

Pourtant, la menace était bien réelle avec des équipes comme la Côte d’Ivoire (Gervinho, Bony, Kodjia), le Gabon (Aubameyang) ou encore le Mali. Ces performances sur le terrain sont notamment le fruit d’une très bonne entente. Très présent sur les réseaux sociaux, Benatia est souvent le premier à mettre l’ambiance au sein du groupe. Sa présence dans cette équipe a été primordiale lorsqu’il a fallu intégrer la nouvelle génération des Lions de l’Atlas notamment venue d’Europe à l’instar des Harit, Hakimi et autres Ziyech.

Cette période de rêve que traverse le Maroc ferait presque oublier à Benatia ses 31 ans. Dans une équipe en plein renouvellement, le capitaine marocain fait office d’ancien. « La dernière génération, celle de Youssouf Hadji, de Marouane Chamakh, qui étaient des top joueurs, n'a pas eu la chance de faire la Coupe du Monde, donc aujourd'hui, on a une grosse pensée pour eux. Nous avons la chance de la faire. Des mecs qui sont arrivés depuis six mois en sélection vont jouer le Mondial là où des mecs ont tout fait pendant 15 ans pour y aller sans réussir à se qualifier », a récemment déclaré le Marocain sur les ondes de RMC. En bon capitaine, Benatia en a profité également pour soulager les jeunes d’une pression de plus en plus palpable : « La pression est sur moi, sur Boussoufa, sur Karim El Ahmadi, les plus anciens, a enchaîné Benatia. Il y a beaucoup de jeunes de qualité comme Hakimi ou Mendyl, ils auront tout le temps de faire une Coupe du Monde, nous c'est la dernière, donc la pression elle est sur nous. » A lui de finir en beauté…

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