Euro 2016

Que retenir de cet Euro 2016 ?

Le sacre portugais a conclu un mois de compétition à travers la France. Dix villes ont vécu au rythme des matchs. Dix villes mais également tout un pays et tout un continent qui a vibré autour de la compétition. Vivement la prochaine !

Les Irlandais et leurs supporters fantastiques

On connaissait les supporters du XV du Trèfle, équipe de rugby irlandaise, sport le plus populaire dans le pays. L’Euro 2016 nous a fait découvrir les supporters de l’équipe d’Irlande adeptes du ballon rond. Et quel régal ! Du 10 au 26 juin, date de leur sortie de la compétition par l’équipe de France au stade des quarts de finale, la Green Army nous a régalé. Dans toutes les villes où ils sont passés, les 70 000 supporters irlandais qui avaient fait le déplacement pour soutenir leur équipe en France ont laissé d’excellents souvenirs. Et les vidéos les concernant, faisant le buzz sur internet se sont multipliées. Ils ont chanté pour la police française, ramassé leurs déchets dans la rue, aidé à changer le pneu d’un automobiliste français, chanté une berceuse pour endormir un enfant dans le tramway de Bordeaux ou encore charmé une jolie jeune fille, toujours dans la cité du vin. Leur imagination n’avait pas de limite. Leur bonne humeur et bienveillance non plus. On en redemande !

Malheureusement la bêtise humaine n’a pas de frontière

Tous les supporters étrangers présents pendant la compétition en France ne se sont pas faits remarqués en bien. Les images choquantes de la première semaine à Marseille ont marqué le début de cet Euro 2016. Des pseudos supporters anglais et russes étaient venus dans l’Hexagone seulement pour en découdre. Cela a donné des images de guérillas urbaines dans la cité phocéenne faisant craindre un Euro difficile à gérer du côté des tribunes. Heureusement la suite de la compétition a laissé place à la fête dans les tribunes françaises.

La France a tenu ses promesses dans l’organisation

En dehors de ces incidents isolés, il est à noter que l’organisation de la compétition de la part de l’UEFA et des autorités françaises a été remarquable. Dans le climat de tension que l’on connait, beaucoup craignaient de revivre des soirées que la capitale parisienne avait vécues en novembre dernier. Rien n’en a été. Les fans de foot ont pu, durant tout le mois, fêter, chanter et supporter leur équipe sans crainte dans les Fan Zone, dans les bars ou restaurant de l’Hexagone. Les joueurs allemands n’ont d’ailleurs pas attendu longtemps pour remercier l’accueil des Français durant la compétition. Mesut Ozil le milieu de la Mannschaft avait posté un message émouvant au lendemain de leur élimination en demi-finale à Marseille. 

Les équipes qui gagnent ne sont pas forcément les meilleures

Troisième de son groupe, aucune victoire en phase de poules, un seul succès dans les 90 minutes réglementaires sur toute la compétition, seulement 73 petites minutes durant lesquelles il a mené au score ... Mais au final, un titre continental, le premier pour le pays. Dans ces statistiques vous avez bien sûr reconnu le parcours, semé d’embûches de la Seleçao

Le Portugal était-elle la meilleure sélection de cet Euro 2016 ? Peut-être pas, mais c’est bien à Lisbonne que le trophée Henri Delaunay va passer les quatre prochaines années. Et pour les coéquipiers de Cristiano Ronaldo c’est bien là le plus important.
Avec une Allemagne séduisante, un Pays de Galles plein de fraicheur, une Italie retrouvée où encore une Croatie emballante en phase de poules, certaines nations ont montré bien plus de choses que le Portugal de Fernando Santos. Comme il y a 12 ans avec le sacre grec, cet Euro 2016 a récompensé l’équipe la plus solide, la plus réaliste et la plus régulière tout au long de la compétition. Dans quelques années, on ne retiendra que le nom du vainqueur, pas la manière. Car peu importe la manière, seul le résultat compte.

Ronaldo rentre encore un peu plus dans l’histoire de son sport

Que dire du parcours de Cristiano Ronaldo dans cet Euro. Frustrant au début il est devenu cruel en finale au moment de son remplacement à la 25ème minute de jeu. Terminé en apothéose, il a été à l’image du parcours de sa sélection : compliqué. Un mois après avoir remporté la compétition la plus prestigieuse avec son club du Real Madrid, le Portugais s’est offert une nouvelle ligne à son palmarès pléthorique. Encore plus fort il a écrit la toute première ligne de celui d’un pays qui n’a pourtant pas manqué de grands joueurs avant lui. Mais Ronaldo est différent, unique même. En bon capitaine il a emmené ses coéquipiers sur le toit de l’Europe, devenant la dixième nation à remporter le trophée. Heureux comme un enfant au moment de soulever la coupe dans la tribune du Stade de France, l’Euro 2016 a été celui de Cristiano Ronaldo. 

Et durant la compétition estivale, CR7 ne s’est pas contenté de ça. En plus de rentrer dans l’histoire il a battu de nombreux records. L’esthète portugais est devenu le premier joueur à inscrire au moins un but dans quatre éditions différentes du Championnat d’Europe. Avec désormais neuf buts à son compteur il est le co-meilleur buteur de l’histoire de la compétition avec un certain Michel Platini. L’attaquant lusitanien est également le joueur ayant participé au plus grand nombre de rencontres dans la compétition continentale : 21 ! 

Ses larmes en finale ont fait le tour du monde. Et si elles ont montré au monde entier qu’il n’était pas cette machine à gagner, froide et sans émotion, Cristiano Ronaldo est avant tout un immense champion.

La jeune équipe de France a encore de belles années devant elle

Un public retrouvé et une nation de nouveau acquise à sa cause. Voilà ce qu’ont réussi à faire les Bleus de Didier Deschamps durant cette compétition qu’ils disputaient à domicile. Avec un groupe sain, souriant et agréable les Français ont emmené avec eux tout un pays jusqu’en finale de leur Euro. La déception immense dimanche soir après le match perdu contre le Portugal devrait servir cette jeune génération à grandir et à avancer. Ce n’était peut-être pas encore l’heure d’Antoine Griezmann et de ses coéquipiers, c’était peut-être un peu trop tôt. Avec une moyenne d’âge de 27 ans à l’entame de la compétition le groupe de Deschamps est un groupe d’avenir appelé à réaliser encore de très belles choses dans les prochaines compétitions auxquelles il participera. Malgré cette défaite l’équipe de France doit désormais se tourner vers l’avenir et vers la Coupe du Monde 2018 en Russie. En route !  

Les Anglais sont encore passés à côté

Combien d’observateurs et commentateurs du ballon rond misaient sur cette très jeune équipe d’Angleterre pour faire un beau parcours cet été ? Eliminés tristement par la surprenante équipe d’Islande en huitième de finale à Nice, les Anglais n’y arrivent toujours pas. Depuis 1996, la sélection aux trois lions n’a jamais dépassé les quarts de finale. Pour un pays qui se revendique avoir le meilleur championnat du monde, ça fait tache. Roy Hodgson avait pourtant traversé la Manche avec un groupe plein de promesses. Avec l’un des plus jeunes groupes des 24 équipes engagées il s’avançait avec quelques certitudes ce qui faisait de sa sélection un outsider potentiel. Mais après une phase de poule difficile (une victoire pour deux matchs nuls), l’Angleterre s’est une nouvelle fois pris les pieds dans le tapis. Et cette fois-ci, il était islandais. Hodgson a démissionné et revoilà les sujets de sa majesté devant une nouvelle page blanche. Prochain essai, en Russie, en 2018.

Les Espagnols ont définitivement tourné une page

Heureux d’un côté, malheureux de l’autre. La péninsule ibérique a vécu un Euro contrasté. Et l’Espagne a dit adieu à son trophée qu’elle avait dans ses placards depuis huit ans. Avec cette défaite au stade des huitièmes de finale contre l’Italie les Espagnols ont tourné une page de leur brillante histoire. Démarrée il y a deux ans au Brésil avec une élimination en phase de poules, la chute espagnole ne s’est pas stoppée. Cet Euro 2016 marque définitivement la fin de leur règne. Et la Roja devra s’en relever si elle veut revivre des heures joyeuses. Avec des joueurs cadres comme Ramos, Iniesta et surtout Casillas qui ont fait planer le doute sur une éventuelle retraite internationale, elle devra se trouver de nouveaux leaders pour se reconstruire et avancer sereinement vers la prochaine échéance mondiale. 


Nous avons remarqué que vous utilisez un bloqueur de publicité

beinsports.com est financé par la publicité, ce qui nous permet de vous proposer nos contenus gratuitement