Lloris: ''Jouer une finale en France, ça n’arrivera plus à notre génération…''

Le gardien et capitaine des Bleus pense toujours à la défaite contre le Portugal, à l'Euro 2016…

Hugo Lloris a vécu un été particulièrement pénible. Et pas seulement parce qu’il a vu ses rêves de sacre s’évanouir en finale de l’Euro face au Portugal, la faute à un but d’Eder inscrit dans les dernières minutes de la prolongation. Le capitaine des Bleus a surtout vu Nice, sa ville, frappée par l’horreur, 86 personnes perdant la vie sur la Promenade des Anglais à cause d’un attentat le soir du 14 juillet. Et puisqu’il était écrit que cet été serait pourri jusqu’au bout, le portier tricolore, sans doute revenu trop vite avec Tottenham, s’est blessé aux ischio-jambiers et en est quitte aujourd'hui pour un mois d’absence.

Il manquera donc la reprise avec les Bleus à l’occasion des deux matches face à l’Italie et la Biélorussie, coup d’envoi des éliminatoires pour la Coupe du monde 2018 en Russie. Des Bleus qu’il a donc quittés, début juillet, sur une immense déception qu'il accepte d'évoquer dans les colonnes de L’Equipe. "Jouer une finale avec l’équipe de France en France, cela n’arrivera plus à notre génération. On peut rejouer des finales, mais celle-là était particulière… Cela aurait été fantastique, un aboutissement. On partait de tellement loin !", a-t-il ainsi confié.

Et le scénario de la rencontre avive évidemment d’autant plus les regrets de l’ancien Lyonnais. "Quand tu tapes le poteau à la 92e minute… Le ballon peut revenir sur Antoine (Griezmann) ou faire poteau rentrant. Je pense qu’on était bien meilleurs que les Portugais", a-t-il d’ailleurs assuré. Le nouveau recordman des capitanats en équipe de France ne veut toutefois pas voir tout en noir. "Il y a peut-être eu des équipes plus talentueuses que la nôtre, mais on a fait quelque chose de bien. Et l’équipe est jeune, a-t-il ainsi souligné, ajoutant plus loin "les supporters ont tous le sourire, il y a beaucoup de mercis. Ce n’est pas une surprise, parce qu’on a vécu un grand moment, on l’a senti.»

Un grand moment synonyme de nouveau statut à défendre pour les troupes de Didier Deschamps. "Maintenant, on a un statut, on ne peut pas se cacher non plus. Les qualifications pour la Coupe du monde 2018 seront difficiles car on a un groupe relevé et parce que le système de qualification sera plus sélectif qu’à l’Euro." Le gardien tricolore se veut néanmoins prudent. «Il y a toujours des dangers, mais c’est au sélectionneur et aux cadres de veiller à ce que tout se passe bien.» Et ce dès la semaine prochaine…


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