Coupe Davis : Tsonga fait du bien aux Bleus

Après la défaite de Lucas Pouille, Jo-Wilfried Tsonga a dominé aisément Laslo Djere (7-6 [2], 6-3, 6-3). La France égaliser à 1-1 contre la Serbie en demi-finale de la Coupe Davis.

Il a bien fait de (re)venir, Jo-Wilfried Tsonga. Alors qu'il avait prévu dans un premier temps de faire l'impasse sur la Coupe Davis en 2017, le Manceau a répondu présent, ce vendredi, sur la terre battue du stade Pierre-Mauroy de Villeneuve d'Ascq, pour apporter à l'équipe de France son premier point dans cette demi-finale face à la Serbie. Alors que Lucas Pouille avait été dominé un peu plus tôt par Dusan Lajovic, le n°1 tricolore a endossé le rôle du sauveur et du patron pour dominer sans coup férir le modeste Laslo Djere (7-6 [2], 6-3, 6-3).

Il y a toutefois eu un mini-vent de panique dans le premier set, quand le Serbe a breaké le premier pour mener 4-2. Après tout, si le 80e joueur mondial (Lajovic) a battu le 22e (Pouille), pourquoi le 95e ne ferait pas tomber le 18e ? Le scénario catastrophe était écrit à l'avance: le coup du "petit", pur terrien, qui a joué tout l'été sur l'ocre sur le circuit Challenger (avec une certaine réussite), qui attrape le "gros", pas encore acclimaté aux glissades après des semaines sur le ciment US. Une hypothèse entretenue par le souvenir de Roland-Garros, où Tsonga avait été pris "à froid" par Renzo Olivo, 91e mondial à l'époque.

Fort heureusement pour la colonie tricolore, le Français a rectifié le tir en débreakant... dans le jeu suivant. Et un tout autre film s'est alors tourné sous nos yeux, avec un Tsonga aux commandes de la rencontre dès le tie-break de la première manche, bien négocié (7-2), agressif d'entrée de deuxième pour enfoncer le clou (3-0 puis 6-3) et enfin patient dans la troisième manche pour attendre son heure (3-3 et encore 6-3). Le déroulement classique d'une rencontre entre un joueur très expérimenté en Coupe Davis et un total débutant.

Il y avait de l'assurance, de la concentration et de la détermination sur le visage de Tsonga, pourtant entré sur le court à 1-0 pour la Serbie, dans une situation de défaite interdite (ou presque). Le Manceau a joué les tauliers, et Yannick Noah, très tendu pendant le match de Pouille, était nettement plus calme cette fois-ci. Il était amusant de voir les deux hommes assis sur la chaise, côte à côte, lors des changements de côté, le plus souvent sans se parler et se regarder. Noah n'avait pas besoin de diriger le soldat Tsonga, qui connaissait parfaitement sa mission et dont la prestation a de quoi rassurer le clan français en ce vendredi soir où les Bleus, s'ils ne se promènent pas face à ces valeureux Serbes, ne sont pas dans une situation où l'on doit commencer à s'alarmer. Pour peu que Nicolas Mahut et Pierre-Hugues Herbert, samedi lors du double, remplissent aussi leur mission.


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