Coupe Davis : Tsonga envoie la France en finale !

Vainqueur de Dusan Lajovic (2-6, 6-2, 7-6[5], 6-2), Jo-Wilfried Tsonga a apporté le point de la qualification à l'équipe de France contre la Serbie.

Ce fut plus compliqué et tendu que prévu, mais peu importe. L'équipe de France a assuré l'essentiel, qui est un joli minimum syndical, en se qualifiant pour la finale de la Coupe Davis. Les Bleus ont dominé cette équipe de Serbie décimée (3-1), privée de ses meilleurs éléments, dont un certain Novak Djokovic, et ils le doivent bien à Jo-Wilfried Tsonga. Plein d'autorité, vendredi, quand il avait apporté le point égalisateur en battant Laslo Djere après la défaite de Lucas Pouille contre Dusan Lajovic, le Manceau a terminé la travail non sans trembler face à ce diable de Lajovic (2-6, 6-2, 7-6 [5], 6-2), seul Serbe au niveau ce week-end.

A la peine dans le premier set, Tsonga a rectifié le tir dans le deuxième acte avant de faire parler son expérience pour virer en tête dans un troisième set accroché, et qui s’avérera clairement décisif. "Ça n'a pas été évident. Au début, il jouait très bien. Il a été très surprenant. Je me suis dit qu'il fallait que je durcisse le jeu, a expliqué le n°1 français sur beIN SPORTS. C'est bien pour tout le monde, mes coéquipiers, pour le staff. Je suis très content pour l'équipe."

Après les défaites à Belgrade contre la Serbie de Djokovic (2010) et à Lille contre la Suisse de Federer et Wawrinka (2014), ce sera la troisième finale de la génération Tsonga. Et peut-être la chance de leur vie, même si les Bleus réalisent une saison en demi-teinte sur le plan individuel, puisqu'il bénéficient pour le moment de circonstances favorables avec à chaque tour le forfait du meilleur joueur adverse (Nishikori pour le Japon, Murray pour la Grande-Bretagne...). "Est-ce que c'est l'année ou jamais ? C'est toujours bien de travailler dans l'urgence, estime le capitaine Yannick Noah. Profitons de l'instant, préparons-nous. Gagner la Coupe Davis, c'est extraordinaire. Je l'ai déjà vécu deux fois. J'aimerais le vivre avec les gars."

Fin novembre, la finale, quel que soit l'adversaire, sera loin d'être évidente, mais le coup sera totalement jouable. Il faudra soit recevoir la Belgique de David Goffin, ou se rendre au bout du monde, en Australie, défier Nick Kyrgios et sa bande. Le souhait des Bleus ? "On préférerait jouer à la maison", ne cache pas Noah. Après ce week-end réussi à Lille, où le souvenir de la finale de 2014 a été en partie effacé, la fête serait sans doute plus belle. 

 

 

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