Mahut : "On vient de tuer la Coupe Davis"

Theophile Laurent / Panoramic

 

Finies les rencontres entre pays durant quatre week-ends par an, place à une compétition sur un lieu unique, sur une semaine, en fin de saison, avec les 18 meilleures nations.

"J’ai d’abord été abasourdi d’apprendre ça comme ça, par le biais d’un communiqué de l’ITF, sans avoir eu vent de quelconques discussions, réagit l'Angevin dans les colonnes de L'Equipe. Sur la réforme, c’est simple, on vient de tuer la Coupe Davis. L’essence même de cette compétition historique est de pouvoir jouer à l’extérieur ou à domicile. L’engouement des gens, la cohésion sont à chaque fois au rendez-vous. C’est la compétition la plus ancienne de notre sport avec les Grands Chelems, non ? On est en train de toucher à ce qui fait l’histoire de notre jeu. J’étais le premier à dire qu’il fallait la réformer, mais pas la détruire."

Alors que cette réforme doit être soumise au vote de l'assemblée générale de l'ITF, qui réunira les présidents de fédérations, Mahut compte sur la FFT pour s'y opposer. "J’espère déjà que la FFT votera non, c’est mon souhait personnel. On s’était battus déjà, l’an dernier, pour éviter la finale sur terrain neutre ; finalement, à côté de ça, ça paraissait presque une bonne réforme… En tant qu’amoureux de cette compétition, je ne peux soutenir cette réforme. Toutes les vocations que la Coupe Davis a créées ! Tous ceux qui ont voulu se mettre à jouer pour ça ! Une finale Croatie-Argentine à Pékin, quelle passion ça va déchaîner ?" Il faut toutefois préciser que Bernard Giudicelli, le président de la FFT, est membre du board de l'ITF qui a adopté ce projet à l'unanimité.