Coupe Davis, tout change !

Alors celle-là… On ne s’y attendait pas ! Accrochez-vous bien: Gerard Pique vient de transformer la Coupe Davis. Ce n’est pas une blague. C’est bien le défenseur espagnol du FC Barcelone qui, en tant que président du groupe d’investissement Kosmos, a proposé des idées pour la réforme de la compétition. L’ITF a tout validé et n'a plus qu'à entériner définitivement (par un vote): il n’y aura désormais plus qu’une semaine de compétition, en novembre, pour 18 pays en même temps et sur un lieu unique, et ce dès l’année prochaine. Cette édition 2018 serait donc la dernière dans la forme traditionnelle.

Il y aura d’abord une phase de groupes suivie par des quarts de finale. Mais dans ce cas, pourquoi 18 nations et non 16 ? Les modalités exactes de cette phase n’ont pas encore été communiquées. On peut imaginer six poules de trois, avec deux meilleurs deuxièmes… Il y aura ensuite des quarts, demies et finale. Grande nouveauté également, les matches au meilleur des trois sets (et non plus des cinq) et uniquement deux points nécessaires pour remporter la confrontation (au lieu de trois) avec deux simples et un double.

Le double en cas d'égalité après les deux simples ?

On ne sait pas encore, non plus, dans quel ordre seraient placés les matches. Le double, en tout cas dans sa forme décisive, n’interviendrait-il qu’en cas d’égalité après les deux premiers simples ? "C’est un changement total pour le tennis, assume David Haggerty, le patron de l’ITF (avec qui l’ATP n’est pas spécialement en bons termes), sur le site de la Coupe Davis. On veut en faire quelque chose de majeur pour clôturer la saison, un festival du tennis et du spectacle, avec les plus grands joueurs du monde. Ce ne sera pas seulement une vraie Coupe du monde de tennis, c’est aussi un nouvel investissement pour les futures générations de joueurs et les fans du monde entier."

Paul-Henri Mathieu n’en fait pas partie. Le Français a vite réagi sur Twitter (voir plus haut): "RIP vieille Coupe Davis ! Tu as été une compétition exceptionnelle… Quand j’étais enfant, je rêvais d’en faire partie… J’espère que ce sera la même chose pour la prochaine." Mais ses points d’interrogation et son emoji dubitatif trahissent forcément son inquiétude… Il ne reste donc que la dernière validation de l’assemblée générale de l’ITF au mois d’août, mais jamais le projet n’avait été aussi loin et porté à ce point par la Fédération internationale elle-même. C’est donc en très bonne voie de validation.