Coupe Davis - Ces Bleus ont de la réserve

Reuters

On a souvent évoqué la densité tricolore au classement ATP, où la France n'a guère que l'Espagne comme équivalent. On la retrouve enfin, décisive, en Coupe Davis. L'an passé, Yannick Noah avait utilisé Gilles Simon au 1er tour au Japon, appelé Jérémy Chardy et Julien Benneteau à la rescousse pour le quart de finale face à la Grande-Bretagne, pour pallier les diverses défections de son équipe type (Jo-Wilfried Tsonga, Lucas Pouille, Richard Gasquet, Nicolas Mahut, Pierre-Hugues Herbert). Au total, huit joueurs ont contribué à la campagne victorieuse en 2017, en apportant au moins un point. Et pour la première en 2018, c'est un neuvième élément, Adrian Mannarino, appelé de dernière minute, arrivé le jeudi soir pour jouer le vendredi midi, qui est venu offrir la victoire aux Bleus face aux Pays-Bas (3-1).

Il fallait bien cela pour venir à bout de Néerlandais combatifs, et c'est tout le luxe de l'équipe de France de pouvoir lancer un 25e joueur mondial en simple quand ses n°1 et 2 sont blessés. Yannick Noah, qui a parfaitement utilisé le matériel humain à sa disposition, ne peut que s'en réjouir. "Au total, j'ai neuf joueurs sous la main, résume le capitaine tricolore dans L'Equipe. Mon premier boulot est de motiver les gars au maximum, de créer une émulation. Il y a beaucoup de gars qui étaient là ce week-end qui ont envie de revenir. Pour revenir, il faudra bien jouer. La barre est assez haute."

Avec Monfils en Italie ?

Le message est lancé pour les absents, et notamment pour celui qui pourrait devenir le "dixième homme". On ne parle pas de Benoît Paire, 44e à l'ATP, qui postulerait dans la plupart des pays, mais de Gaël Monfils (43e), qui n'a plus joué avec les Bleus depuis deux ans. Son retour est envisageable pour le quart de finale en Italie, qui aura lieu à Gênes, très certainement sur terre battue, où le Parisien est sans doute le meilleur spécialiste tricolore. D'autant que "La Monf" n'a pas pu se rendre le week-end dernier à Albertville puisqu'il était partance pour Quito, où débute la tournée sud-américaine sur ocre.

"Gaël connaît les critères de sélection, j'espère qu'il fera tout pour en être"

Noah

"Gaël connaît les critères de sélection, j'espère qu'il fera tout pour en être, confie Noah. En tout cas, ça me semblerait naturel qu'il soit là. On pense tout le temps à lui. Pour faire partie de l'équipe, il faudra jouer fort, dur." Pour défier Fabio Fognini et sa bande, les Bleus espèrent pouvoir compter sur toutes leur forces. Même s'ils savent qu'un forfait ne sera pas dramatique.