Togo

Coupe d'Afrique des Nations Total, Gabon 2017 : Le Togo, une CAN pour aller mieux

Retrouvez la présentation du Togo à quelques heures d'affronter le Maroc pour son deuxième match de la CAN.

Population : 7,5 millions d'habitants
Sélectionneur : Claude Le Roy
Surnom : Les Eperviers
​Palmarès / Participations CAN : néant / 7

L'AVIS DE GERNOT ROHR (CONSULTANT CAN beIN SPORTS)

Atteindre le carré d’As. Voici l’objectif quelque peu présomptueux de la Fédération Togolaise de Football. Les Eperviers, surnom des joueurs togolais, arrivent pourtant au Gabon sans certitude, ni garantie, dans leur jeu. Les coéquipiers de la star togolaise, Emmanuel Adebayor, se sont qualifiés pour la grande messe africaine en qualité de meilleur deuxième. Pas de quoi susciter un élan d’optimisme. D’autant plus que les Eperviers restent sur un échec en 2015 (pas de qualification pour la CAN) et une élimination précoce dans la course au Mondial 2018 suite à une défaite face à l’Ouganda ! Le football togolais va donc mal et espère durant cette CAN retrouver le sourire.

Les Togolais devront donc faire avec la réalité du terrain. Et elle s’annonce dure. Les hommes du sorcier blanc, Claude Le Roy, ont hérité d’un groupe très relevé avec la Côte d’Ivoire, championne d’Afrique en titre, le Maroc et la RD Congo, équipes en plein renouveau et sur une pente ascendante. La mission s’annonce très compliquée, voire impossible. Les Eperviers pourront néanmoins se servir de leur dernière CAN en 2013 où ils s’étaient extirpés d’un groupe compliqué avec déjà la Côte d’Ivoire, la Tunisie et l’Algérie. L’espoir existe.

Le point fort de cette sélection sera bien sûr l’expérience. Romao, Dossevi, Boukari, Adebayor, Ayité, Agassa : tous connaissent les prérogatives du football africain et savent à quoi s’attendre lors de cette CAN. C’est peut-être aussi l’une des dernières fois que cette bande d’amis se retrouve. Ils auront très certainement à cœur de sortir par la très grande porte.

Avec le Togo, le risque de conflits au sein du groupe à quelques jours d’une compétition n’est jamais à écarter. Problème de primes, choix sportifs, ego à gérer : l’approche d’une compétition est souvent synonyme d’angoisse pour les Eperviers. Attention donc à ne pas se compliquer la tâche.

En Afrique, il suffit d’être Européen et réussir une belle performance pour hériter du sobriquet de « sorcier blanc ». Certains sélectionneurs méritent cette appellation, d’autres non. Claude Le Roy, lui, n’a pas volé ce surnom flatteur. Cameroun, Sénégal, Ghana, RD Congo, Congo et donc Togo : Le Roy est un amoureux de l’Afrique et possède une expérience très enviable. Vainqueur de la CAN 1988 avec le Cameroun, finaliste en 1986 toujours avec le Cameroun, demi-finaliste en 1990 avec le Sénégal, demi-finaliste en 2008 avec le Ghana : Le Roy est un baroudeur à succès. Pour sa première CAN à la tête du Togo, il espère confirmer son surnom de « sorcier blanc ». Un tour de magie ne serait pas en effet de trop pour se hisser en quarts de finale.

Jouera ? Ne jouera pas ? La présence d’Emmanuel Adebayor à la CAN est longtemps restée sans réponse. Sans club depuis son départ de Crystal Palace l’été dernier, l’attaquant togolais sera finalement présent au Gabon pour mener l’attaque des Eperviers. Malgré un manque de compétition évident, Adebayor reste Adebayor. Un attaquant passé par les plus grands clubs du monde et rompu aux joutes du football africain. Cette CAN sera également pour lui une vitrine. Prouver au monde du football qu’il n’est pas fini, histoire de décrocher un dernier gros contrat. C’est peut-être dans cet état d’esprit-là qu’il sera le plus dangereux.

Le Togo va-t-il déjouer tous les pronostics comme en 2013 ? Pour cette édition, les Eperviers ont hérité d’un groupe tout aussi compliqué. La rédaction pense que le Togo ne passera pas la phase de poules compte tenu de l’instabilité de l’équipe. Mais une qualification pour les quarts ne serait pas non plus la surprise du siècle.