Les Bleus font un carton

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C’est confirmé, l’équipe de France est bel et bien lancée dans cet Euro 2017. Si la très belle réaction entrevue contre la Grèce, la veille, avait permis de lever en partie les doutes nés après leur défaite inaugurale face à la Finlande, les Bleus ont cette fois vécu un match très tranquille devant l’Islande (115-79). Une rencontre qui a permis aux Tricolores de faire le plein de confiance et à Vincent Collet de bien répartir le temps de jeu, ce dont a même profité un Antoine Diot ménagé jusque-là.

Dès l’entame, les coéquipiers de Boris Diaw ont pris l’ascendant (29-25, 10e), Nando De Colo (16 points) et Joffrey Lauvergne (13 points) assumant leur rôle de leader. Les seconds couteaux ont aussi dominé près du cercle en attaque, à l’image de Kevin Séraphin (14 points), mais ont manqué de présence en défense, laissant trop de rebonds aux Islandais. Résultat, malgré une adresse à peine supérieure à 30%, ces derniers ne comptaient que sept longueurs de retard à la pause (49-42, 20e).

Un écart historique

"On a mal géré la première mi-temps. Encaisser 42 points contre l’Islande, c’est beaucoup", a pesté un Louis Labeyrie aussi tranchant au micro de Canal+ Sport que sur le parquet. Un joueur à l’activité débordante (9 points, 5 rebonds, 2 contres) sur lequel Vincent Collet s’est énormément appuyé avant la pause. Au retour des vestiaires, les cadres ont repris le flambeau et ont définitivement mis à l’abri les Bleus (86-56, 30e), qui n’ont eu plus qu’à gérer leur avance dans le dernier acte.

"On ne voulait pas reproduire ce qu’on avait vécu contre la Finlande (jeudi), a réagi Edwin Jackson, qui a battu son record en sélection (14 points). On a su faire l’écart, le garder et rester sérieux jusqu’au bout. Il n’y a pas eu d’excès d’orgueil. On était censé gagner, mais on a fait un bon match, avec la manière." Cette large victoire est historique. Jamais, dans l’ère moderne (depuis 1990), l’équipe de France n’avait réalisé un tel festival offensif. A confirmer mardi contre la Pologne.