Federer-Djokovic, comme on se retrouve !

Reuters

 

935 jours plus tard...

Il s'est passé tant de choses depuis ce 28 janvier 2016, date du dernier affrontement entre Roger Federer et Novak Djokovic. C'était en demi-finale de l'Open d'Australie et le Serbe, patron du circuit, l'avait emporté assez facilement (6-1, 6-2, 3-6, 6-3). Le "Djoker" a ensuite connu la gloire, avec un sixième titre à Melbourne puis une première consécration à Roland-Garros, et ensuite la déchéance, en souffrant sur tous les aspects sur lesquels peut galérer un joueur de tennis (jeu, mental, physique...). Son titre à Wimbledon l'a de nouveau propulsé en pleine lumière, dans un come-back remarquable, mais pas aussi spectaculaire que celui de Federer, qui, après avoir touché le fond en 2016 (saison terminée début juillet), a remporté trois titres en Grand Chelem depuis un an et demi, ce qui lui a permis de remonter sur le trône l'espace de quelques mois.

Sur l'historique, avantage Federer

On ne parle pas ici du bilan global entre les deux hommes, très légèrement à l'avantage du Serbe (23-22), qui a remporté les duels n°44 (Masters 2015) et 45 (Open d'Australie 2016). Historiquement, les Federer-Djokovic ont toujours été des rencontres équilibrées... sauf à Cincinnati. Le Suisse est en effet le "King" de l'Ohio, où il s'est imposé à sept reprises en autant de finales. Il y a battu trois fois Djokovic le dimanche (2009, 2012, 2015), en infligeant au Serbe, en 2012, l'unique 6-0 auquel on a pu assisté entre les deux hommes. "Cincy" est d'ailleurs le seul Masters 1000 que le "Djoker" n'a jamais remporté: maudit, il s'est incliné cinq fois en finale, alors qu'il a gagné toutes les autres levées au moins deux fois.

Mais sur la forme du moment ?

On serait toutefois tenté de donner un petit avantage à Federer. Même s'il reste sur des échecs à Indian Wells, Miami et Wimbledon, où il n'a pas réussi à défendre ses titres conquis en 2017, le Suisse a retrouvé toutes ses sensations à Cincinnati, où il a gagné les deux dernières fois qu'il s'est présenté (2014, 2015). Dans l'Ohio, il reste sur 14 victoires de suite, 96 jeux de service remportés d'affilée (la surface est réputée rapide à "Cincy") et accessoirement 17 sets gagnés sur ses 18 disputés. En outre, le Bâlois est frais: il avait déclaré forfait pour Toronto, et a profité de l'abandon de Goffin en demi-finales (7-6 [3], 1-1 Ab.). Djokovic, lui, reste sur quatre succès étriqués, en trois sets (Mannarino, Dimitrov, Raonic, Cilic). Ce qui confirme d'une certaine manière que le Serbe a retrouvé son âme de combattant. Alors... Alors on peut s'attendre à une belle finale. 

La finale 2012 avec le 6-0 dans le 1er set: