Monte Carlo: Nadal à une marche de la "Undécima"

AFP

 

La "Undécima" est à portée de raquette. Le N.1 mondial Rafael Nadal, tombeur du Bulgare Grigor Dimitrov samedi (6-4, 6-1), n'est plus qu'à un match d'un onzième trophée au Masters 1000 de Monte-Carlo. Seul le renaissant Japonais Kei Nishikori peut désormais l'en priver.

Un titre de plus sur le Rocher dimanche, son 31e en Masters 1000 - un record -, inaugurerait idéalement la partie de saison préférée de l'Espagnol, en chasse du même record dans un mois sur la terre battue de Roland-Garros (27 mai-10 juin).

Il constituerait une preuve supplémentaire de son retour en grande forme, lui qui, l'interlude de la Coupe Davis début avril mis à part, n'était plus apparu en compétition depuis son abandon en quarts de finale de l'Open d'Australie fin janvier, pour cause de blessure à la jambe droite.

"Être en finale ici, c'est génial, surtout que je reviens de blessure, alors revenir à ce niveau-là, c'est super", s'est d'ores et déjà réjoui au micro de Canal+ Nadal, victorieux à Monaco entre 2005 et 2012, puis en 2016 et 2017.

Une heure, puis plus rien

Avec Dimitrov samedi, le bras de fer aura duré une heure. Jusqu'à 5-4 dans le premier set. Au service, deux doubles fautes coup sur coup ont alors coûté cher au Bulgare, jusque-là à la fois offensif et accrocheur en défense. Breaké, le N.5 mondial n'a ensuite plus répondu et a laissé le Majorquin faire cavalier seul dans la seconde manche. Peut-être a-t-il été gêné par son dos, qu'il a touché et étiré à plusieurs reprises.

"J'ai le sentiment de ne pas avoir fait un mauvais match contre lui en termes de déplacement et de placement de balle. Malheureusement, je n'ai pas réussi à le faire aussi longtemps qu'il aurait fallu", a résumé Dimitrov.

Au lendemain de son récital face à l'Autrichien Dominic Thiem, N.7 mondial, écarté sans ménagement 6-0, 6-2, Nadal n'a toutefois pas été pleinement satisfait par sa prestation, émaillée de davantage de fautes inhabituelles, notamment en coup droit, que la veille.

"Il faut que je sois plus agressif, mon coup droit n'était pas assez profond aujourd'hui (samedi)", a-t-il regretté. Au point d'envoyer, à même le court, un message à son entraîneur Carlos Moya afin qu'il réserve un créneau d'entraînement pour aller en frapper dans l'après-midi !

"Je voulais faire quelques coups droits gagnants en vue de demain (dimanche)", a-t-il confirmé.

En attendant, le voilà à 34 sets remportés consécutivement sur terre battue. Une série commencée dans la foulée de sa dernière défaite sur sa surface de coeur, la saison dernière à Rome, en quarts de finale, contre Thiem.

Le souvenir de Madrid

Dimanche, il n'aura pas le droit à l'erreur, sous peine de céder lundi la place de N.1 mondial à Roger Federer, qu'il avait détrôné fin mars.

Si Nadal est plus qu'un habitué des finales en Principauté - il s'apprête à y disputer sa douzième - son adversaire, Nishikori, s'y invite lui pour la première fois.

Une éclatante embellie pour le Japonais, ex-N.4 mondial descendu au 36e rang, de retour sur le circuit principal depuis deux mois seulement, après une blessure au poignet droit qui l'a contraint à remiser sa raquette pendant cinq mois, entre août et fin janvier.

Avant sa semaine monégasque, Nishikori n'avait plus battu un membre du Top 5 depuis janvier 2017. Il vient de le faire deux fois en deux jours : après Marin Cilic (N.3), il est venu à bout de l'Allemand Alexander Zverev (N.4) en trois sets (3-6, 6-3, 6-4) en demi-finale.

Ses trois premières finales en Masters 1000, la plus récente remontant à l'été 2016 au Canada, ne lui ont pas souri.

Mais Nishikori se souvient sûrement qu'à Madrid en 2014, le tableau d'affichage affichait un set et un break en sa faveur avant qu'il ne soit contraint à l'abandon par une blessure au dos.

Et victoire ou défaite, un bond au classement attend le Japonais, déjà assuré de revenir aux portes du Top 20 lundi.