Boston pousse LeBron James au bord du gouffre

AFP

 

Il ne faut surtout pas lui dire, mais "King James" est lui aussi un simple mortel: en panne d'inspiration et multipliant les pertes de ballon (6, dont quatre après la pause), le triple champion NBA, 33 ans, était dans un mauvais jour.

"J'ai eu l'impression qu'il était fatigué", a même avancé son entraîneur Tyronn Lue.
"Je vais bien, je n'ai jamais dit que j'étais fatigué", a asséné plus tard James, le visage fermé, lorsque les propos de son entraîneur lui ont été rapportés.

Fatigué ou pas, le N.23 de Cleveland a tout de même marqué 26 points, mais malmené physiquement par Marcus Morris et Marcus Smart, il n'a pas eu son rendement habituel.

Cette troisième défaite en cinq matches dans la finale de conférence Est des Cavaliers illustre une nouvelle fois les limites de l'effectif de Cleveland, articulé exclusivement autour de James.

Quand il joue à son (phénoménal) niveau, ses coéquipiers répondent présent, quand il est en difficultés, personne n'est capable d'assumer ses énormes responsabilités.
Seul Kevin Love a dépassé le seuil des dix points (14) mercredi, alors que le taux de réussite à trois points, l'un des points forts de cette équipe, a sombré à 26,5%.

"On a eu des occasions de revenir dans ce match, mais on n'a pas su les saisir", a regretté James.

"On a encore toutes nos chances d'arracher un match N.7, il ne faut pas voir plus loin que le prochain match", a-t-il rappelé.

                  
Tatum aime la pression 


                  
Si Cleveland, déjà poussé dans ses derniers retranchements par Indiana (4-3) au 1er tour, garde le moral, les Celtics sont, eux, radieux: ils ont mené de bout en bout durant ce match N.5 et n'ont laissé aucun chance à leurs adversaires.

Ils ont pris le large en fin de première période (32-19) grâce à un cinglant 16-4 et n'ont plus été inquiétés.

Cleveland est revenu brièvement à huit points, mais Jayson Tatum a redonné de l'air à son équipe.

A 20 ans, le rookie (débutant) est le symbole d'une équipe à qui on prédisait les pires difficultés en l'absence de Kyrie Irving, blessé à un genou depuis mars, mais qui ne fait aucun complexe.

Il a marqué 24 points et Jaylen Brown, 21 ans, en a ajouté 17
"J'adore jouer ces grands matches, c'est quand la pression est forte que je prends le plus de plaisir, mais tout le monde a haussé son niveau ce (mercredi) soir", a insisté Tatum.

"C'est incroyable de se dire qu'on n'est plus qu'à une victoire de la finale NBA", a-t-il noté, tout sourire.

Avec une victoire vendredi à Cleveland ou dimanche dans leur salle --ils ont remporté leurs dix matches disputés à domicile depuis le coup d'envoi des play-offs--, les Celtics, équipe la plus titrée de l'histoire de la NBA (17), accéderont à la 22e finale de leur histoire, huit ans après la dernière perdue (4-3) contre les Lakers de Kobe Bryant.

Le vainqueur de ce duel sera opposé au champion en titre Golden State ou à Houston, meilleure équipe de la saison régulière. Warriors et Rockets sont dos à dos deux victoires partout avant le match N.5 jeudi à Houston.