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Dembélé, Coutinho, Mbappé.... La tension grimpe

A moins de quinze jours de la fin du mercato, la tension monte, entre bras de fer, bouderies et critiques publiques, notamment autour des cas Ousmane Dembélé, Philippe Coutinho ou Kylian Mbappé.

Chez certains joueurs de Dortmund, l'attitude du jeune talent français Ousmane Dembélé, qui boycotte l'entraînement dans l'espoir d'obtenir son transfert au Barça, ne passe pas. "Nous réglerons ça en interne", a lancé le défenseur Gonzalo Castro vendredi. "Si un joueur peut dire: +Une autre équipe veut de moi, alors je ne m'entraîne plus+, ce sera fatal pour le football", prévient-il.

Pendant ce temps, les discussions entre le Barça et le club allemand sont au point mort. Les Catalans assurent que l'ailier de 20 ans est "proche" de Barcelone, ce que ne cesse de contester l'homme fort du Borussia Hans-Joachim Watzke.

Même blocage pour le milieu offensif brésilien Philippe Coutinho (25 ans), lui aussi visé par le Barça mais retenu jusqu'ici par Liverpool. Le coach des Reds Jürgen Klopp n'a guère apprécié les déclarations du manager sportif barcelonais, Pep Segura, qui "espère" l'arrivée de Coutinho, comme de Dembélé, "dans les jours qui viennent."

"Je ne sais pas pourquoi certaines personnes disent ce qu'elles disent. Surtout ce monsieur, je ne l'ai jamais rencontré", a rétorqué l'entraîneur allemand.

A Monaco, l'attaquant Kylian Mbappé ne joue plus depuis deux rencontres. Il est resté sur le banc face à Dijon et ne figurait même pas dans le groupe monégasque pour le déplacement à Metz vendredi soir.

Officiellement, la révélation de la saison dernière "n'est pas dans un grand état de forme" et le club souhaite le préserver. "Quand il se passe autant de choses autour d'un gamin de 18 ans, c'est notre responsabilité de le protéger", a ainsi insisté son entraîneur Leonardo Jardim en milieu de semaine. Le nom de Mbappé circule en effet en boucle pour un éventuel transfert, notamment du côté du PSG, après avoir été évoqué au Real Madrid, la presse espagnole citant même la somme de 180 millions d'euros.

Raccourcir le mercato ? 
              
Le mercato estival a complètement été bouleversé par le transfert record de Neymar, passé du Barça à Paris pour 222 millions d'euros, dans ce qui ressemble à une OPA hostile. 

En payant la clause libératoire du joueur alors que le club n'était pas vendeur, le PSG a bousculé la direction catalane et suscité quelques réactions crispées de certains clubs européens. Du côté du Bayern Munich par exemple, le président Uli Hoeness a parlé d'une "folie" pour décrire le montant du transfert.

Cette longue période de transfert, du 9 juin au 31 août, est aussi source de tensions pour les entraîneurs, qui craignent de voir leurs équipes chamboulées alors que les grands championnats reprennent, quand ce n'est pas déjà fait.

A la Juventus Turin, Massimiliano Allegri s'est dit vendredi "opposé à la fermeture du mercato le 31 août": "J'espère que tôt ou tard, la fenêtre des transferts sera fermée plus tôt. Il faut améliorer les choses de ce point de vue."

Jeudi, l'un des dirigeants du club turinois, Guiseppe Marotta, s'était prononcé dans le même sens: "Le mercato est vraiment trop long et fatiguant. Il devrait se fermer quand débute le premier des grands championnats."

"Là, c'est un spectacle qui n'a pas grand-chose à voir avec le sport. On risque d'arriver à du football-cirque", avait-il également déclaré.

A Manchester United, José Mourinho verrait lui aussi d'un bon oeil un mercato raccourci. Si les transferts avaient lieu plus tôt, "chacun saurait quels joueurs il a et personne n'aurait à attendre jusqu'à la dernière semaine". 

Et "on n'aurait plus le double-jeu" que le joueur pratique "parfois" quand il veut partir.
 


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