Huit mois avec sursis requis contre l'ex-président du SC Bastia

AFP

Huit mois de prison avec sursis et 30.000 euros d'amende ont été requis mercredi soir à l'encontre de l'ex-président du SC Bastia Pierre-Marie Geronimi..

 

Huit mois de prison avec sursis et 30.000 euros d'amende ont été requis mercredi soir à l'encontre de l'ex-président du SC Bastia Pierre-Marie Geronimi qui comparaissait à Bastia pour une affaire de chèques présumés frauduleux, pour 2 millions d'euros.

Devant le tribunal correctionnel de Bastia, le ministère public a requis huit mois d'emprisonnement avec sursis, une amende de 30.000 euros, l'interdiction d'exercer une activité professionnelle en lien avec l'infraction pendant cinq ans et l'interdiction pendant cinq ans d'émettre des chèques autres que pour des retraits ou des chèques certifiés, dans cette affaire qui a été mise en délibérée au 28 mars, selon une source judiciaire.

M. Geronimi est poursuivi pour "escroquerie" mais la présidente du tribunal correctionnel mis aux débats la possible requalification des faits en "émission de chèques malgré injonction bancaire".

Le parquet de Bastia avait ouvert une enquête préliminaire début 2017 à la suite d'un signalement de la Banque de France. Au total 38 chèques pour un montant total de 2.004.845 euros ont été émis avec un chéquier du club entre le 21 mai 2015 et le 15 juillet 2016, sur un compte frappé d'interdiction bancaire.

L'accusation n'avait pas relevé d'enrichissement personnel de l'ancien dirigeant sportif qui devait être jugé pour cette affaire en octobre 2017 avant que l'audience ne soit reportée.

Celui-ci a affirmé mercredi soir que tout était "régularisé" et qu'il n'avait jamais voulu nuire à personne.

En septembre 2017, il a été condamné dans une autre affaire à deux ans de prison avec sursis et 30.000 euros d'amende par le tribunal correctionnel de Bastia pour avoir utilisé les fonds d'une société pour régler des dettes de jeux, une affaire sans lien avec sa gestion du club.

M. Geronimi devait également rembourser 225.000 euros à la société de location de voiture Dulac qu'il gérait et il a été interdit de gestion d'une entreprise à vie.

Le club, pour sa part, a été placé officiellement mi-juillet 2017 en cessation de paiement. Il a été rétrogradé en National 3 (5e division), avec l'industriel Claude Ferrandi pour nouveau président.