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CAN-2017 - Gabon: Camacho officiellement nommé sélectionneur

L'ex-sélectionneur espagnol José Antonio Camacho a officialisement été nommé à la tête du Gabon, le pays-hôte de la CAN-2017 (14 janvier-5 février), a annoncé jeudi la présidence dans un communiqué.

"Le nouveau sélectionneur des Panthères du Gabon a été présenté au chef de l'Etat. Lors de cet échange, le président de la République a garanti à José Antonio Camacho les pleins pouvoirs ainsi que l'assurance d'une parfaite liberté dans l'exercice de sa mission", a indiqué un communiqué de la présidence.

Désormais âgé de 61 ans, l'ex-défenseur du Real Madrid a signé un contrat de deux ans et succède au portugais Jorge Costa. Il bénéficie désormais "d'un peu plus d'un mois pour assurer la préparation de la sélection gabonaise" pour la CAN-2017, ajoute le communiqué.

Reçu par le président gabonais Ali Bongo Ondimba, l 'Espagnol, qui a également officié en Chine, sera chargé de redonner de la cohérence au groupe emmené par l'attaquant-vedette du Borussia Dortmund Pierre-Emerick Aubameyang, que les rumeurs disent miné par des querelles d'égos.

Le Gabon va jouer le match d'ouverture de la CAN contre la Guinée-Bissau à Libreville le 14 janvier, dans un groupe qui compte aussi le Burkina-Faso et le Cameroun.

Camacho devra ensuite essayer de qualifier pour le Mondial-2018 en Russie les Panthères, auteur pour l'instant de deux matches nuls contre le Maroc et le Mali en éliminatoires dans un groupe qui compte aussi la Côte d'Ivoire.

"Le chef de l'Etat a promis de tout mettre en oeuvre" pour que la CAN-2017 "soit une réussite aussi bien sur le plan sportif qu'organisationnel", ajoute la présidence. 

Le président Bongo, fan du Real Madrid, l'ancien club de Camacho, compte sur la compétition pour redorer le blason de son pays après les violences post-électorales qui ont entaché sa réélection en septembre dernier. L'opposant Jean Ping conteste toujours sa victoire en dénonçant des fraudes et se proclame le "président élu".

La Confédération africaine de football (CAF) a récemment dissipé des rumeurs selon lesquelles la CAN-2017 pourrait être délocalisée en raison de la situation au Gabon.

Camacho devait gagner 800.000 euros par an à partager avec ses assistants selon la presse gabonaise, qui s'étonne du recrutement d'un coach n'ayant pas exercé depuis 2013, et ne parlant pas français.