Nadal reprend ses bonnes habitudes

Reuters

 

Battu sur terre battue pour la première fois depuis près d'un an la semaine dernière, Rafael Nadal a repris ses bonnes habitudes à Rome. L'Espagnol n'a laissé qu'un jeu au Bosnien Damir Dzumhur pour son entrée en lice mercredi.

6-1, 6-0. Un premier set bouclé en 34 minutes, un second encore plus expéditif et une victoire en une heure pile face au 31e joueur mondial : sa marche en avant, c'est à un rythme soutenu que Nadal l'a repris.

"C'était important, après ma défaite à Madrid, de revenir fort. C'est ce que j'ai fait aujourd'hui (mercredi). Je suis entré sur le court avec la bonne intensité. Je n'ai pas fait beaucoup d'erreurs. J'ai eu le contrôle de beaucoup de points. J'ai joué comme je voulais le faire", a résumé le décuple vainqueur de Roland-Garros.

Dans la capitale espagnole, le Majorquin avait été stoppé net vendredi dernier en quarts de finale par le puissant Autrichien Dominic Thiem (7-5, 6-3). Ce revers lui a coûté la place de N.1 mondial, au profit de Roger Federer. Un titre romain lui permettrait toutefois de se réapproprier le trône lundi prochain.

Pour une place en quarts de finale, Nadal, fraîchement titré pour la onzième fois à Monte-Carlo et à Barcelone, affrontera le prometteur Canadien Denis Shapovalov (19 ans) ou le Néerlandais Robin Haase, opposés dans la soirée.


                  
Djokovic enchaîne    

          
                  
A coup sûr, plus de revanche contre Thiem (N.8) en perspective : l'Autrichien, finaliste à Madrid et un des principaux outsiders pour Roland-Garros (27 mai-10 juin), a cédé d'entrée contre un Fabio Fognini (21e) des grands jours, vainqueur en trois sets (6-4, 1-6, 6-3) en gratifiant au passage le public romain de quelques coups spectaculaires.

Aussi impétueux que talentueux, l'Italien a su, une fois n'est pas coutume, dépasser sa frustration née d'occasions manquées au début de la manche décisive pour s'imposer après un peu plus de deux heures de combat. C'est au contraire Thiem qui a fracassé sa raquette  quand il s'est retrouvé dos au mur.

Toujours en quête de confiance et de victoires, Novak Djkovic, tombé à son plus mauvais classement depuis douze ans (18e), en a lui enchaîné une deuxième à Rome (6-4, 6-2), aux dépens du Géorgien Nikoloz Basilashvili (74e).

Tout n'a pas été simple pour Djokovic qui peine à débarraser durablement son jeu de fautes grossières, mais à 4-4, une série de cinq jeux remportés consécutivement lui a permis de prendre les commandes. Prochain test face à l'Espagnol Albert Ramos Vinolas (41e).

Le choc précoce entre le Bulgare Grigor Dimitrov (N.4) et le Japonais Kei Nishikori a lui fini par tourner à l'avantage du second, au bout de quasiment trois heures de lutte (6-7 (4/7), 7-5, 6-4).


                  
Garcia solide 


Côté français, Benoît Paire sera au rendez-vous des huitièmes de finales, après sa victoire renversante contre l'Argentin Diego Schwartzman (2-6, 6-4, 6-2), qui menait pourtant 6-2, 4-2. Face au 52e joueur mondial, se dresse désormais l'imposant Croate Marin Cilic (N.5).

Opposé dans la soirée au Britannique Kyle Edmund, le N.1 français Lucas Pouille va tenter de le rejoindre.

Dans le tableau féminin, Caroline Garcia, récente demi-finaliste à Stuttgart et Madrid, a réalisé une entrée solide (6-3, 6-4) contre la Hongroise Timea Babos (38e). Un break dans chaque set a suffi à la N.1 tricolore, portée par un service efficace. 

La N.7 mondiale affrontera l'Américaine Sloane Stephens (10e) pour une place en quarts de finale.
Le parcours romain de Karolina Pliskova (N.5), battue par la Grecque Maria Sakkari (3-6, 6-3, 7-5), est lui déjà terminé. Non sans que la Tchèque ait perdu ses nerfs à cause d'une balle mal jugée en fin de troisième set. 

Le match achevé, elle a retiré au dernier moment sa main tendue vers l'arbitre. C'était juste avant de se venger sur la chaise d'arbitrage, avec trois violents coups de raquette, sous les yeux stupéfaits de son adversaire.