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Monte-Carlo: Nadal mate Zverev et éclaircit son horizon

​Andy Murray et Stan Wawrinka perdants, Novak Djokovic encore vivant mais inquiétant et Rafael Nadal... conquérant!

L'Espagnol a renvoyé le surdoué Alexander Zverev jeudi lors du Masters 1000 de Monte-Carlo où son horizon s'est éclairci jeudi.

En sapant le 20e anniversaire du grand espoir allemand (6-1, 6-1), le tenant du titre a vraiment lancé sa quête vers la "Decima" (dixième trophée) en Principauté.

"C'était un test", comme l'a dit lui-même l'Espagnol, en difficulté lors de son premier match face au Britannique Kyle Edmund (6-0, 5-7, 6-3), mercredi sous un des nuages menaçants.

Cette fois, le soleil était à son zénith, un temps parfait pour le Majorquin qui a d'entrée de jeu distribué les gifles en coup droit.
 
"J'étais bien plus entreprenant qu'hier (mercredi) avec mon coup droit. J'ai évolué à un haut niveau et n'ai pas commis beaucoup d'erreurs (ndlr: 14 fautes directes, 34 pour Zverev)", a apprécié Nadal.

Le duel a vite fait "pschitt" et Zverev en a même brisé une raquette (en deux) de dépit dans le second set, après avoir concédé un nouveau break (3-0). Son niveau se situait à des années-lumière de celui atteint lors de ses deux précédents duels avec l'Espagnol.

Nadal s'en était certes sorti mais en sauvant une balle de match à Indian Wells (huitièmes de finale) en 2016, puis en bataillant durant cinq manches en début d'année à Melbourne (3e tour).

Son potentiel adversaire en demi-finale, Djokovic a encore balbutié son tennis, après un set et un break maîtrisés contre l'espoir espagnol Pablo Carreno.

Toujours en quête d'une confiance en berne, il a ramé et a dû même écarter deux balles de break à 4 partout dans la troisième manche (score final: 6-2, 4-6, 6-4). 

"Je ne peux pas me permettre autant d'erreurs la prochaine fois si je veux aller loin dans le tournoi", a expliqué Djokovic, opposé jeudi au Belge David Goffin, un plus gros morceau.

La "remontada" de Ramos 

Murray, lui, a calé dans le troisième set contre Albert Ramos, un Espagnol coriace sur terre battue, alors qu'il a mené 4-0 puis s'est créé deux balles de 5 jeux à 1. Le Catalan a réalisé une "remontada" digne du Barça, son club de foot fétiche, pour s'imposer 2-6, 6-2, 7-5. 

"J'ai pris de mauvaises décisions au niveau tactique", a regretté le N.1 mondial, rassuré toutefois par l'état de son coude droit, qui l'avait éloigné des courts pendant plus d'un mois.

Stan Wawrinka a subi la révolte d'un autre "terrien", l'Uruguayen Pablo Cuevas (6-4, 6-4), sacré début mars sur l'ocre de Sao Paulo, pour la troisième année consécutive.

Wawrinka "trop lourd" 
           
"Il a très bien joué dès le début et moi j'étais trop lourd dans mes déplacements, lent à réagir et trop proche de ma ligne dès le premier coup de raquette (...). Mon niveau est là, il faut juste que je retrouve les automatismes sur terre battue", a commenté le Suisse, lauréat de l'édition 2014 et de Roland-Garros un an après.

Avec Roger Federer, l'homme fort de ce début d'année qui a fait l'impasse pour se reposer, Nadal a donc moins de concurrence. 

Mais le Majorquin restait sur ses gardes, avant de croiser lui aussi un "terrien" en la personne de l'Argentin Diego Schwartzman, impitoyable avec l'Allemand Jan-Lennard Struff, bourreau la veille du l'ex-grand espoir bulgare Grigor Dimitrov.